Dans la lutte des places…c’est Gaston qui fracasse

L’Internationale n’a jamais si bien porté son refrain : au parti autoproclamé défenseur des travailleurs, c’est la lutte… pour les places éligibles. Pour preuve, à la présentation de la liste de l’arrondissement de BHV à la Chambre, une surprise plutôt désagréable attendait Mohamed Boukourna, le troisième meilleur score de sa liste en 2003, et conseiller communal à Koekelberg. Malgré un travail acharné et une présence aux séances exemplaire et peu coutumière du mandataire PS moyen, le bougre se voit rétrogradé à la 6e place de sa liste. Une place qui, après un exercice arithmétique des plus simples, se révèle totalement inéligible.

Pourquoi écarter de la Chambre un si bon élément ? Certes, Mohamed Boukourna ne rassemble pas tout le monde par ses positions sur le mariage homosexuel, et sur le fait qu’il incarne l’anti-disciple au doigt sur la couture du pantalon.

Mais une autre raison ne viendrait-elle pas titiller les vieux bronzes ? Il y a de cela quelques temps, Laurette a envoyé une communication interne pour se féliciter de l’arrivée de papa Gaston sur la liste du sénat, le « dernier ouvrier siégeant au parlement »Ce qui est bien mal connaître son parti, puisque Mohamed Boukourna est également ouvrier ! Saisi, ce dernier a renvoyé un communiqué pour préciser les faits, en rappelant son existence. Laurette n’aurait pas apprécié… Face au risque de faire de l’ombre prolétarienne sur Gaston Ier, la fatwa fut lancée sur le probablement futur ex-député. Les tensions étant palpables en interne et par les temps qui courent, les opportunistes n’ont alors pas manqué d’enfoncer le bouchon, sous les yeux observateurs de Lolo et Moureaux, telle Karine Lalieux, qui aurait prétendu à un immobilisme de Boukourna. Belle fraternité ! De son côté, Mohamed Boukourna, en bon prince, continue à y croire et salue même l’arrivée de Gaston au Sénat, qui pourrait bien débloquer la problématique des retraites.

Le syndrome Sotegec

Dans ce jeu de ping-pong pseudo-affairiste, difficile de savoir à qui jeter la pierre, comme le confiait le journaliste namurois Diederick Legrain sur son blog blogs.sudpresse.be/expresso mercredi passé: « Hier [1/4, ndlr], le bourgmestre Jacques Etienne déclarait à la RTBF : « Je ne veux pas donner l’impression que la majorité actuelle règle ses comptes avec l’opposition ». Je (D. Legrain, ndlr) me demande en fait qui peut croire cette faribole ! Qui peut imaginer que la fuite des documents enfonçant Laloux, surgissant dans un média « ami » [Vers l’Avenir, ndlr] grâce auquel les dirigeants actuels sont là où ils sont, pourrait ne pas provenir du Collège ?!? Une divulgation qui survient en plus le lendemain de l’appel d’Anselme, dans le Quotidien de Namur, au maintien de Laloux comme chef de groupe ! C’est le gag du siècle, ça, le poisson d’avril de l’année ! Il faudra un jour que les dirigeants de Namur apprennent à assumer leurs coups fourrés, non ? Depuis la Sotegec, rien n’a changé… ». Pas faux. D’ailleurs, qui avait révélé le pot-aux-roses Sotegec ? Diederick Legrain lui-même !

Smet : anti Flamand et indépendantiste Bruxellois

Dans De Morgen, le ministre régional de la Mobilité Pascal Smet, enfant terrible du SP.A bruxellois, étalait ses idées sur la Flandre, la situation politique actuelle et l’avenir de Bruxelles comme il le conçoit : « Derrière tout ce remue-ménage sur l’indépendance de la Flandre, il y a un agenda caché. Notamment celui d’une Flandre glaciale et dure, une Région où règne la pensée unique des nouveaux riches (…).

Mais l’avenir n’appartient plus aux Régions ou aux Etats, mais aux Métropoles. Bruxelles n’est pas la Flandre ou la Wallonie, mais Barcelone, Bordeaux, Munich, Amsterdam, Prague. Bruxelles est le pouls de ce pays. La richesse de la Flandre vient de Bruxelles (…). Certains milieux économiques flamands veulent laisser tomber Bruxelles du haut de leur orgueil (…). C’est même de bon ton dans les milieux nationalistes flamands. On ne connaît pas Bruxelles, hein ! On y parle français, anglais et beaucoup d’autres langues. Ils ne pigent pas qu’il n’y a pas de fermettes (…). Pour ces milieux-là, Bruxelles est uniquement un symbole, un butin de guerre qu’ils peuvent obtenir pour une poignée d’argent (…). » Smet contre le Boerenbond ?

« Bruxelles mérite mieux. Elle a besoin de travaux d’infrastructure pour la remettre sur la carte. Toutefois, peu de choses bougent. Ce qui est unique aussi, c’est que Bruxelles est la seule ville au monde où la périphérie fixe ce qui se passe dans la ville. D’habitude, c’est le contraire ! Oui, pour moi, Bruxelles peut se débrouiller elle-même (…). Nous, Bruxellois, Néerlandophones, Francophones, Marocains, Turcs et Anglophones avons une histoire commune (…) : la ville dans laquelle on habite. On doit prendre notre destin en main. Cela veut dire qu’on doit mettre de l’ordre en interne (…), et qu’on doit conclure un contrat de vie commune avec la Flandre et la Wallonie. On doit les convaincre d’investir dans cette ville. Il ne faut pas compter sur les Flamands qui veulent se servir de nous comme symbole et sur les politiques francophones d’une génération précédente qui rêvent d’un espace Wallonie-Bruxelles, une sorte d’ex-Belgique francophone (…). Tout comme la Flandre, la Wallonie n’aime pas vraiment Bruxelles ».

Le cordon salutaire Ecolo

Et hop, c’est fait ! Selon l’équipe de l’explorateur, c’est le mardi 11 septembre prochain que Jean-Michel Javaux, Jean-Marc Nollet et deux Groen ! seront inclus dans le groupe de négociation ! Les verts ne se contentent pas d’une participation : ils créent un nouveau mot dans le dico politique : « cordon salutaire ». Puisqu’Ecolo accepte de monter dans le train fédéral à la condition que la NV-A ne reçoive pas de poste ministériel (sans exiger une exclusion totale de la N-VA, brandie comme la barre trop haut pour que les Flamands acceptent les Verts). En réponse à cette exigence (qui arrange bien l’ensemble des partis flamands, y compris les Dehaene boys), les partis nordistes exigent que le FDF ne puisse soutenir le gouvernement que de l’extérieur. Exigence qui arrange bien Gérard Deprez, le réformateur MCC, dit le fou du Roi. Voilà le premier compromis de ce qui doit devenir, avant le 9 octobre, le prochain gouvernement fédéral

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L’équipe de l’explorateur vient de lancer la répartition des mandats. A l’annonce des (vraies/ fausses) exigences des verts, c’est d’un simple coup de crayon que les noms d’Olivier Maingain (FD) et de Bart De Wever (N-VA) ont été remplacés par celui de Jean-Marc Nollet (Ecolo) et celui d’un(e) Groen ! Nul ne sait si Mémé Durant fera partie du casting…

Depuis l’aventure de 1999, les écolos s’étaient juré de ne plus monter dans un gouvernement où, numériquement, ils n’étaient pas indispensables. En évacuant, selon leur souhait, la N-VA, et en éjectant, selon la volonté flamande, le FDF, voila les écolos arithmétiquement indispensables ! CQFD !

La solution de repli du PS

C’est la règle à l’approche d’élections de l’ampleur des législatives : dans chaque état-major, on spécule à tout va sur l’attribution des futurs postes et le maintien ou le remplacement des actuels. Au PS plus qu’ailleurs, vu la pléthore de strapontins à distribuer. Déchue des ses espoirs mayoro-présidentiels, Laurette Onkelinx tuera-t-elle le (lointain) frère pour assurer sa carrière ?

Jusqu’à un certain 8 octobre, les jeux étaient faits dans la petite tête des stratèges boulevardo-impérialistes. En gros, les communales et provinciales auraient du voir le remplacement d’Elio Di Rupo (sous la casquette de Ministre-président wallon) et de certains ministres, tandis que les législatives auraient été l’occasion d’avancer l’accession de Lolo, fraîchement bourgmestre, à la présidence du parti. Mais Charleroi et Schaerbeek se sont invité dans un agenda trop peaufiné, et ont tout bouleversé. Rebelote pour les cerveaux socialos, qui ont concocté un plan B…

Picqué out

Son ex-dauphine fragilisée, Elio n’a plus vraiment le choix : pour enfin essayer de concrétiser sa fumeuse rénovation, il doit (pense-t-il) rester à la présidence du PS. Quid de Laurette alors, qui commence à faire partie des meubles fédéraux ? Une seule possibilité d’ascension : prendre la place de Charles Picqué à la ministre-présidence bruxelloise. Tout bénef pour Elio, qui case Lolo, et pour Flupke Moureaux, qui pérennise sa mainmise bruxelloise via sa fille spirituelle. Pour la succession de Moustache à la fédé bruxelloise, les choses se compliquent : Lolo pourrait l’empoigner, mais le cumul ainsi provoqué ne serait pas chaleureusement accueilli, tandis que les deux jeunes loups Yvan Mayeur et Karine Lalieux n’attendent que ça. Et pour ne pas faire de jaloux, l’un des deux l’emporterait, tandis que l’autre se verrait gratifié d’un… maroquin ministériel !

Demotte vice-Premier

Puisque c’est quand même du fédéral qu’il s’agit, quel y serait le casting ? Seul ministre PS sortant à présenter un bilan plutôt fourni, Rudy Demotte devrait s’accrocher. Voire gagner les galons de vice-Premier. A l’opposé, les deux inconnus Christian Dupont et Didier Donfut devraient payer cash leur manque de notoriété. Et laisser la place, par exemple, au carolo Eric Massin et à l’un(e) des deux jeunes loups bruxellois Mayeur ou Lalieux.

Marcourt à l’Elysette

Et comme si un départ de Massin du collège échevinal carolo ne suffisait pas (c’est Viseur qui va angoisser !), Paul Ficheroulle pourrait rejoindre le gouvernement wallon. Elio Di Rupo projetant de mettre fin à son intenable cumul, Jean-Claude Marcourt pourrait monter à la ministre-présidence, confiant ses département Economie et Emploi au fade Carolo. Reste encore, assurent certains, à remplacer Christiane Vienne. Le sémillant Jean-Charles Luperto est prêt, et connaît les matières de la Santé. A la Comunauté par contre, difficile de dire qui pourrait compenser un éventuel départ de Claude Eerdekens (ministre le plus actif de son gouvernement et modèle de probité). La député-bourgmestre de Thuin Paul Furlan est déjà casé comme « porte-parole » du groupe wallon et pourrait même piquer la place de chef de groupe à son « pote » Maurice Bayenet. Autre dinosaure wallon, José Happart pourrait sauter, puisqu’il perd peu à peu le dernier fil qui le reliait à quelque poste : sa popularité. En signe de reconnaissance, le PS pourrait-il laisser au cdH (Michel Lebrun ?) la présidence du Parlement wallon ?

A vos pronostics, tirage le 10 juin !

Dans la lutte des places…c’est Gaston qui fracasse

L’Internationale n’a jamais si bien porté son refrain : au parti autoproclamé défenseur des travailleurs, c’est la lutte… pour les places éligibles. Pour preuve, à la présentation de la liste de l’arrondissement de BHV à la Chambre, une surprise plutôt désagréable attendait Mohamed Boukourna, le troisième meilleur score de sa liste en 2003, et conseiller communal à Koekelberg. Malgré un travail acharné et une présence aux séances exemplaire et peu coutumière du mandataire PS moyen, le bougre se voit rétrogradé à la 6e place de sa liste. Une place qui, après un exercice arithmétique des plus simples, se révèle totalement inéligible.

Pourquoi écarter de la Chambre un si bon élément ? Certes, Mohamed Boukourna ne rassemble pas tout le monde par ses positions sur le mariage homosexuel, et sur le fait qu’il incarne l’anti-disciple au doigt sur la couture du pantalon.

Mais une autre raison ne viendrait-elle pas titiller les vieux bronzes ? Il y a de cela quelques temps, Laurette a envoyé une communication interne pour se féliciter de l’arrivée de papa Gaston sur la liste du sénat, le « dernier ouvrier siégeant au parlement »Ce qui est bien mal connaître son parti, puisque Mohamed Boukourna est également ouvrier ! Saisi, ce dernier a renvoyé un communiqué pour préciser les faits, en rappelant son existence. Laurette n’aurait pas apprécié… Face au risque de faire de l’ombre prolétarienne sur Gaston Ier, la fatwa fut lancée sur le probablement futur ex-député. Les tensions étant palpables en interne et par les temps qui courent, les opportunistes n’ont alors pas manqué d’enfoncer le bouchon, sous les yeux observateurs de Lolo et Moureaux, telle Karine Lalieux, qui aurait prétendu à un immobilisme de Boukourna. Belle fraternité ! De son côté, Mohamed Boukourna, en bon prince, continue à y croire et salue même l’arrivée de Gaston au Sénat, qui pourrait bien débloquer la problématique des retraites.

Papa is dead!

Papa is dead!

Sire, il n’y a plus de… Belgique ! En jetant un simple regard sur les résultats électoraux, le soir de la… fête des pères, plus personne ne peut le nier : la Belgique de papa est morte ! Irrévocablement scindée entre deux communautés qui n’auront bientôt plus en commun que… leur Premier ministre. Prémices d’un divorce inévitable, en cinq leçons d’un scrutin décisif et historique.

Na rechts !

Le paysage flamand se francise, la gauche n’y représentant plus qu’une portion congrue : avec 18 sièges sur les 88 dévolus aux Flamands, SP.A et Groen ! sont bien esseulés, face aux libéraux, conservateurs, extrémistes soft et hard. Histoire de brouiller encore plus les cartes, l’empêcheur de politiser en rond Jean-Marie Dedecker déboule, pour sa première participation en solo, à la deuxième place des partis flamands représentés au Parlement, désormais au nombre de six. Dur, dur, d’être gauchiste dans la Flandre de 2007…

Bleu je peux

Pari réussi pour mini-Sarko : en se rendant maître de la plus grande famille politique du pays, Didjé sauve sa peau, promise jusqu’il y a peu à servir d’amuse-gueule pour Louis Michel. En trame de fond, une première : l’agressivité et l’arrogance, qui ont donc fait leurs preuves, risquent de devenir des valeurs électorales sûres…

Vert je réespère

Sans dioxine, sans mouvement blanc (mais avec Carine Russo) : après une chute historique jamais vue en Belgique, les petits verts gagnent, à la régulière, la meilleure progression du scrutin. Et recommencent à talonner le cdH pour la médaille de bronze du paysage francophone…

Rouge désamour

La bérézina socialiste, de chaque côté de la frontière linguistique, est, pour partie, une bonne nouvelle : comme le suggéraient FlupkeMoustache (plus éclairé qu’à son habitude) et Johan Vande Lanotte dimanche soir, le PS et le SP.A vont pouvoir/devoir, enfin, se ressourcer dans l’opposition. Tout bénef pour les idées et l’humilité, peut-être moins pour les petits partages entre amis. Ça va flinguer sévère entre camarades.

Orange messianique

Comme au bon vieux temps de l’Etat PSC/CVP, les humanos sauvent les meubles, principalement grâce au grand frère flamand. Avec une progression de 0,41 %, l’heure H de Jojo a connu un petit décalage horaire… heureusement sauvé par la complexité du système électoral belge, qui lui offre deux sièges supplémentaires… Nos ex-curés vont-ils se déscotcher des désormais encombrants socialistes ?

Résultat des courses : face au Grand Canyon qu’est devenue la frontière linguistique, il ne reste plus au gouvernement Leterme-Reynders qu’à poser les quelques bâtons de dynamite qu’une future majorité des 2/3 fera tranquillement exploser.

Reynders : domiciliation fictive ?

C’est l’histoire d’un pompier pyromane qui ne s’est jamais privé de flinguer la fausse domiciliation de Laurette Onkelinx dans la cité des ânes, alors qu’elle préfère Lasne. Vous croyiez toujours que Didier Reynders = Liège ? Détrompez-vous : à l’enquête, il apparait que le grand bleu est en principauté essentiellement lorsqu’il s’agit de faire campagne, voter, siéger au conseil communal, assister aux matchs du Standard ou ouvrir les portes de sa modeste demeure aux médias. Ses moments privilégiés, il les passe en Hesbaye hutoise, plus précisément à Vissoul (Burdinne).

Didier et Bernadette (puisqu’elle appartient désormais à la sphère publique) n’ont jamais fait secret de leur jardin… secret de Vissoul. Monsieur confie sur son site que : « Je tente quand même (et jy arrive bien souvent) de consacrer mes week-ends et mes vacances à ma famille. Nous nous partageons entre Liège et Vissoul (dans la région deBurdinne) où nous avons aménagé une ancienne ferme. Chacun y a le loisir de se détendre, de faire du sport ou… de ne rien faire ». Et Madame expliquait encore au mois de juin dernier à la DH que : « Nous avons toujours veillé à préserver nos week-ends, doù lachat de cette maison de campagne. Nous lavons choisie à mi-chemin entre Liège et Bruxelles pour faciliter les trajets de Didier ». En fait de « maison de campagne » ou d’« ancienne ferme », parlons plutôt d’énorme bâtisse notamment constituée d’une ferme en carré typique de la Hesbaye, mais aussi d’une annexe coquette et d’un fameux terrain (photos en bas de page). L’endroit est bien choisi : on n’est pas loin de Hannut, chez l’ex-second gouvernemental de Didier, Hervé Jamar, et carrément dans la commune du président de la fédé MR de Huy-Waremme, Luc Gustin. Jusqu’ici, rien de grave, même Philippe Moureaux passe ses week-ends ailleurs qu’à Molenbeek, à Bois-de-Villers (Profondeville) pour être précis. Et Isabelle Durant a récemment troqué sa seconde résidence de Han-sur-Lessecontre une maison de campagne à… Oteppe, à 2 ou 3 km de celle deDidjé. Mais c’est une autre histoire.

120 jours par an !

Là où le bât blesse, c’est quand on interroge ce vieux voisin de la Ferme Torchet (c’est le nom de la bâtisse), qui s’étonnait de voir au-dessus de sa tête les « va-et-vient quotidiens d’un hélicoptère ou d’une voiture ministérielle ». Didier, se sentant sans doute à l’abri d’une visite domiciliaire (vérification si le lieu est un lieu de repos ou une résidence sans domicile déclaré) par la maréchaussée de son ami Luc Gustin, n’avait pas compté (c’est moche pour un ministre des Finances) sur le zèle d’un petit pensionné qui a annoté son calendrier jauni offert par le postier. Pour 2007, il a compté plus de 120 jours de visite des Reynders à la ferme Torchet. Quand on y additionne 90 jours passés à l’étranger pour représentation politique, 20 de vacances et plus de 20 passés à Bruxelles en négociation, il ne reste plus beaucoup de nuitées principautaires, une centaine environ… Pour quelqu’un qui a fait campagne communale à Liège sous le slogan « Votre bourgmestre », c’est inquiétant. On apprend aussi que le grand argentier remplirait son étang via le fontainier et, donc, sans que l’eau ne soit comptabilisée par un compteur et, par conséquence, payée à la Région wallonne…

En tondeuse dans le fossé

Balivernes d’un vieux retraité ? Il n’est pas difficile de trouver quelques amis politiques voire le chauffeur de monsieur le ministre lui-même pour confirmer le décompte (avant parution de notre article, bien entendu !). On pourrait aller plus loin et opérer la localisation des appels téléphoniques, des pleins d’essence ou se procurer les plans de vol de l’hélico, mais on n’est pas à Namur et on ne s’appelle pas Frédéric Laloux ! A préciser tout de même que d’autres voisins n’ont pas l’impression de voir si souvent Didjé dans leur calme campagne. Par contre, quand il lui prend l’idée de tondre son gazon, ça se termine souvent par… une chute du tracteur-tondeuse et de son ministériel pilote dans le fossé !

José Damilot

7e effectif sur le liste au Sénat (PS)

Faire du neuf avec du vieux. Tel doit être l’adage de l’ex-rénovateur de surface et président du Parti socialiste (biffer la mention inutile). En octobre dernier, pour ses visites trop régulières ou irrégulières chez madame Rita Louis, un ancien meuble de la famille socialiste namuroise, Bernard Anselme, un type commode, était jeté dans la Meuse. Il fallut alors remplacer le gaillard, et redynamiser l’USC namuroise trop parvenuisée. Elio ne souffrant que rarement de fautes de goût, se décida pour un meuble d’époque dont il fit l’acquisition dans les stocks de la SNCB !

José Damilot, ex-président des cheminots de la CGSP et ex-membre du CA de la SNCB, était alors réquisitionné pour ce que certains osèrent appeler… un nouveau départ. Et il faut bien le reconnaître, depuis que la locomotive est partie, on n’est pas déçu du voyage. José aura vite fait de prendre connaissance de ce qu’on appelle les nominations politiques. Son fils, Julien Damilot, collaborateur de Laurette Onkelinx à la Justice, aurait été placé depuis l’arrivée de papa dans le CA d’une entreprise parastatale. Mais José s’ennuie à l’USC qui, depuis son arrivée, est déjà en grève… Elio appellera alors celui qu’il qualifia d’« irresponsable » (lorsqu’il était ministre des Entreprise publiques) à la 7e place effective sur la liste du Sénat, histoire d’aller puiser dans le seau d’un électorat syndicaliste plus que fécond. Seulement voilà, en achetant la commode, Elio ne s’était pas rendu compte qu’elle était vide. Une femme de poigne, Anne Demelenne, la nouvelle secrétaire générale de la FGTB, a donné ses consignes de vote à ses bambins. Pour la première fois de l’histoire, le vote sera Ecolo et non PS, et encore moins Damilot qui ne rassemble absolument plus dans les rangs FGTB. Pas de soucis, si le futur non élu du Sénat s’ennuie après le 1er juin prochain, il pourra toujours aller à la mer. Si les trajets SNCB sont gratuits pour les seniors en-dehors des heures d’affluence, en tant qu’ex-membre du CA, Damilot le cheminot jouit d’un abonnement à vie en 1classe ! Au-delà de ça, que retenir de ce plantage généralisé ? Un parti renfloué par un ex-CGSP, un ex-MOC, un ex-Ecolo et une ex-catho : le PS tenterait-il enfin, et tant bien que mal, de se gauchiser quelque peu ? Tiens, au fait, combien de parvenus Elio 1er a-t-il mis dehors depuis son grand discours ? À bien y regarder, il semblerait qu’ils soient plus nombreux sur les listes, après sa déclaration qu’avant ! À suivre,… promis

C’est arrivé près de chez nous

L’arrêt Kimyongür est mort, vive le Patriot act ! Il ne suffit plus que nos rues soient envahies de caméras de surveillance, que des juvéno-paranoïaques installent des mosquitos à leur devanture, que des bourgmestres allumés comme Richard Fournaux (MR, Dinant) ou Gaëtan Van Goidsenhoven (MR, Anderlecht) instaurent des couvre-feux interdisant les rassemblements de jeunes dès l’avant-soirée… Désormais et grâce aux faucons de notre soi-disant ordre public – n’en déplaise, que du contraire, à une récente ministre socialiste de la Justice –, la terreur est dans nos murs. Celle du complot terroriste mondial qui voit des ex-activistes cocos se faire alpaguer par les robocops aux ordres des paranos du Parquet fédéral.

Feu les CCC – du moins leurs plus visibles membres – ont été arraisonnés comme jamais Ben Laden ne le sera, la semaine passée. Motif ? Ils ont vu l’homme qui a vu l’homme qui a causé avec l’homme qui a marié la belle-sœur de la grand-mère de l’homme qui a vendu un vaporetto à un sous-fifre du Partito Comunista Politico-Militare (PCPM) italien.

Pour la peine, la RTBF a même dévoilé tout son courage : la dangereuse terroriste Wahoub Fayoumi, qui œuvrait en ses murs pour Questions à la Une, a poliment et gentiment été « suspendue de fait » par les tartuffes qui l’employait naguère. Il faut dire que la pauvre – qui faillit perdre jadis un œil par la délicatesse des policiers « contenant » une manif devant le 127 bis – s’était déjà fait convoquer, voici peu, par la direction de l’éthique de la chaîne, pour son appartenance à la gauche de la gauche.

A l’avenir, soyez vigilants : en tout voisin sommeille un terroriste qui s’ignore et, qui sait, le vôtre fait peut-être des confidences à Laurette Onkelinx.