Paul Furlan
Profession : Ministre wallon des Pouvoirs locaux et du Tourisme (PS)
Age : 46 ans
Signes particuliers : Furlan nâa peut-ĂȘtre pas le sex-appeal de lâautre Popol, mais il se conserve par le sport. Et bien que pragmatique autoproclamĂ©, ne dĂ©daigne pas quelques considĂ©rations idĂ©ologiques. Tant que câest dans la ligne de Papa ElioâŠ

« La Belgique est un Eldorado pour les rentiers »
Serez-vous sincÚre pendant cette interview ?
Vous en doutez ?
Pour vous qui aviez indiquĂ© votre prĂ©fĂ©rence pour continuer avec le cdH, est-ce que lâOlivier est une bonne nouvelle ?
Je trouvais quâon avait fait une bonne Ă©quipe avec le cdH. Ceci dit, jâapprends Ă connaĂźtre lâOlivier, avec des personnalitĂ©s comme Jean-Marc Nollet et Philippe Henry, qui sont des gens attachants et compĂ©tents. Et je pense quâaujourdâhui, on ne peut plus se passer de la composante dĂ©veloppement durable dans un gouvernement, mĂȘme si on ne peut pas rĂ©duire son action Ă ce domaine-lĂ . On a eu quelques ratĂ©s au dĂ©but, peut-ĂȘtre quelques sorties un peu prĂ©maturĂ©es, mais câest normal dans une coalition Ă trois. Et on a montrĂ©, lors du budget, quâon Ă©tait une Ă©quipe soudĂ©e et quâon pouvait travailler dans une bonne ambiance malgrĂ© que chacun dĂ©fende Ăąprement ses dossiers et ait des visions diffĂ©rentes du dĂ©veloppement de la sociĂ©tĂ©.
Auparavant, il y avait quand mĂȘme eu de furieux accrocs, comme lorsque Jean-Marc Nollet a exigĂ© dâoccuper le cabinet de Jean-Claude MarcourtâŠ
Oui, mais ça, ce sont des dĂ©rapages presque contrĂŽlĂ©s, qui sont dus Ă mon avis Ă deux choses : le fait quâon soit Ă trois partis, et peut-ĂȘtre aussi Ă lâenthousiasme de certains, nouveaux ministres ou venus de lâopposition. Ce qui a permis de sâen sortir aprĂšs quelques instants, câest lâesprit de synthĂšse de Rudy Demotte, qui a toujours la volontĂ© de trouver un consensus.
André Antoine a paru étonné que le gouvernement supprime les primes au photovoltaïque. Vous le croyez sincÚre ?
Câest un des petits aspects sur lesquels Rudy Demotte a dâailleurs dĂ» rĂ©intervenir. On connaĂźt AndrĂ© Antoine, qui mâa toujours Ă©patĂ© quand jâĂ©tais parlementaire par sa facultĂ©, son aisance oratoire â jâadore ça dâailleurs, je lâĂ©coute comme une piĂšce de théùtre â mais parfois, Ă©videmment, cette mĂ©thode-lĂ conduit Ă dĂ©border et Ă ĂȘtre un peu excessif. Donc, soit il a Ă©tĂ© inattentif, soit il a Ă©tĂ© excessif dans ses propos.
Avec quel ministre vous sentez-vous le plus Ă lâaise dans ce gouvernement ?
BenoĂźt Lutgen. Je le connaissais peu avant et jâavais eu des mots assez durs pour lui au dĂ©but de la lĂ©gislature prĂ©cĂ©dente, et finalement, jâai dĂ©couvert quelquâun dâassez proche de moi. Pas au niveau philosophique, parce que vraiment, on ne partage pas les mĂȘmes idĂ©es, il est quand mĂȘme beaucoup plus Ă droite que je ne le suis. Mais au niveau du comportement, câest-Ă -dire de vouloir travailler sans se prendre trop au sĂ©rieux.
Et avec qui cela se passe-t-il moins bien ?
En toute sincĂ©ritĂ©, je nâai pas encore dĂ©couvert aujourdâhui quelquâun avec qui je me suis disputĂ©. Il y a parfois des discussions tendues, jâen ai eu avec AndrĂ© Antoine dans la discussion budgĂ©taire, mais câest normal : il est responsable du Budget et moi je dĂ©fends le secteur des communes, qui est budgĂ©tivore. Mais jâai le sens de lâhumain en gĂ©nĂ©ral, et de la convivialitĂ© en particulier, donc aucune raison de me disputer avec mes collĂšgues, mĂȘme si je fais parfois figure dâĂ©lĂ©phant dans un magasin de porcelaines ; je fais des erreurs, surtout verbales.
Elio Di Rupo avait menacĂ© dâun « bain de sang social » si le MR montait dans la majoritĂ© rĂ©gionale. Mais mĂȘme sans le MR, on connaĂźt des licenciements collectifs, on va tailler dans la fonction publiqueâŠ
De toute façon, on est dans une pĂ©riode de crise qui est dâabord libĂ©rale, qui montre quâaujourdâhui, il y a besoin dâune gauche forte, dâun pouvoir rĂ©gulateur fort, et câest ce quâElio Di Rupo incarne. Il a Ă©normĂ©ment de qualitĂ©s, et la victoire du PS en 2009, finalement, câest la sienne â parce que câest une victoire : on reste le plus grand parti francophone ; Ă©videmment, câest plus difficile dâĂ©voluer quand on vient dĂ©jĂ dâun pourcentage assez important.
Quâentendez-vous par « gauche forte » ?
Le Mur de Berlin est tombĂ©, et donc une gauche forte ne veut pas dire le retour Ă lâĂtat opĂ©rateur Ă©conomique de tout, mais plutĂŽt une conception de lâĂ©conomie moderne, efficace, qui prĂŽne le travail et le talent, oĂč dâun cĂŽtĂ© il y a le marchĂ© â que la gauche a fini par accepter et heureusement â mais dâun autre cĂŽtĂ©, cette Ă©conomie de marchĂ© doit ĂȘtre rĂ©gulĂ©e : la maximisation du profit ne peut pas ĂȘtre le but ultime dâune Ă©conomie de marchĂ©. Le but ultime dâune Ă©conomie de marchĂ© bien comprise, câest la redistribution, câest pouvoir aider ceux qui ont une famille moins aisĂ©e, qui ont connu des difficultĂ©s dans la vie, et ne pas les laisser au bord du chemin. Câest un peu ça, une sociĂ©tĂ© bien comprise, oĂč les indicateurs de croissance ne sont pas seulement lâĂ©volution du PIB, mais aussi le bien-ĂȘtre, le bonheur â mĂȘme sâil est difficile Ă mesurer. Le dicton populaire trouve toute sa pertinence : lâargent ne fait pas le bonheur. Donc : lâĂ©volution du PIB ne fait pas la qualitĂ© dâune sociĂ©tĂ©. Le PS est le seul parti qui arrive Ă faire la synthĂšse entre un dĂ©veloppement Ă©conomique nĂ©cessaire cher au MR, un dĂ©veloppement durable accessible Ă tous cher Ă Ecolo et, entre les deux, un esprit de solidaritĂ©. On est dans une sociĂ©tĂ© individualiste, et il y a des mots assez doux que les partis de droite chantent sans cesse Ă nos oreilles, « on va augmenter vos revenus en rĂ©duisant la pression fiscale », etc. Comme tout un chacun, ce dialogue peut me sĂ©duire. Mais ce que les libĂ©raux ne disent jamais, câest quâen contrepartie, sâil y a une rĂ©duction des recettes fiscales, il y a donc une rĂ©duction des dĂ©penses publiques, qui servent Ă financer la sĂ©curitĂ© sociale, les Ă©coles, la police⊠Les gens ne sây trompent plus, mĂȘme une catĂ©gorie socioprofessionnelle qui nâa traditionnellement jamais Ă©tĂ© de gauche comme les agriculteurs, et qui est en train de se rendre compte que la rĂ©gulation est une nĂ©cessité !
Le gouvernement wallon imite quand mĂȘme le MR quand il craint toute hausse dâimpĂŽts ou de taxe comme la peste ! Vous avez peur de prendre des mesures impopulaires ?
Je pense quâun homme ou une femme politique doit pouvoir assumer des dĂ©cisions impopulaires, et notamment fiscales. Ce nâest jamais gai dâaugmenter la pression fiscale, et ça lâest encore moins si on le fait sur la fiscalitĂ© du travail. Dans notre pays, sâil y a bien un secteur qui est trop fiscalisĂ©, câest le travail ! Est-ce que pour ça, tous les secteurs sont trop fiscalisĂ©s dans notre pays ? Non ! La Belgique, câest un Eldorado pour les rentiers ! Donc, nây a-t-il pas aujourdâhui une rĂ©flexion Ă avoir sur une redistribution de la fiscalitĂ©, plutĂŽt que sur une augmentation fiscale dans un secteur particulier ? La fiscalitĂ© sur les valeurs mobiliĂšres nâexiste quasi pas aujourdâhui, câest vers lĂ quâil faut rĂ©orienter la fiscalité ! Vers les endroits oĂč il y a de lâabus ! Ăa, câest le discours dâune gauche moderne.
Certains reprochent Ă Ecolo dâavoir nĂ©gociĂ© une dĂ©claration de politique rĂ©gionale tellement dĂ©taillĂ©e que vous ne pourrez pas en remplir les objectifsâŠ
Dans les domaines qui sont les miens, je nâai pas cette impression : la DPR est une bible qui comprend un certain nombre de choses que jâai Ă faire. Elle se dĂ©cline sur cinq ans, mais lâopposition veut faire croire quâon devrait la rĂ©aliser intĂ©gralement en quelques mois. Moi, jâai ma mĂ©thode : pour chaque dossier, je rĂ©unis les acteurs concernĂ©s, sans dĂ©cider dâen haut, et je leur demande quâon identifie ce qui peut ĂȘtre fait Ă court puis Ă moyen terme.
Vous avez dĂ©clarĂ© que certaines des rĂ©formes mises en place par votre prĂ©dĂ©cesseur Philippe Courard, comme le Code de la dĂ©mocratie locale, seraient « évaluĂ©es ». Ăa signifie que vous allez y retoucher ?
Dâabord, on ne le dit pas assez parce que son action a Ă©tĂ© occultĂ©e par les affaires, mais Philippe Courard est un ministre qui a beaucoup rĂ©formĂ© (Code de la dĂ©mocratie locale, Fonds des communes, dĂ©cret tutelle, etc.), et il faut remonter Ă longtemps pour voir un ministre qui a autant rĂ©formé ! Il a commis des textes qui, par essence, sont imparfaits. Il faut les laisser vivre et ensuite les Ă©valuer pour modifier peut-ĂȘtre leurs imperfections. Ai-je une idĂ©e sur les textes ? Oui. Est-ce que mon Ă©valuation personnelle est forcĂ©ment la bonne ? Non. Câest pour ça que je veux les Ă©valuer avec tous les acteurs, et câest pour ça que ça prendra un certain temps.
Le Code de la démocratie locale, dans sa forme actuelle, est un bon texte ?
Oui, il est efficace. Mais il y a au moins deux aspects qui me semblent utiles Ă Ă©valuer, câest la motion de dĂ©fiance collective et le fait que, si le candidat le plus populaire ne sâestime pas capable ou nâa pas la vocation dâĂȘtre bourgmestre, il ne peut pas ĂȘtre Ă©chevin, il ne peut ĂȘtre « que » conseiller communal. Mais il ne faut pas voir tout en noir comme le fait lâopposition â câest ça que je lui reproche, dâavoir trop tendance Ă aboyer sur tout et tout le temps. Moi je fais partie de ceux qui pensent que lâopposition ne dit pas que des bĂȘtises, mais alors, en retour, elle doit admettre que la majoritĂ© ne fait pas que des conneries. Cette dichotomie en politique mâindispose de temps en temps.
Vous visez Véronique Cornet (MR), qui vous a déjà rudoyé en commission ?
Jâavais Ă©tĂ© un peu excessif, la derniĂšre fois que jâai parlĂ© dâelle dans ces colonnes [« elle est parfois trop vulgaire », ndlr], et tout ce qui est excessif est insignifiant. Câest dâabord une bonne copine, on est voisins. Câest une fille dâune extrĂȘme sensibilitĂ© mais qui, comme beaucoup, cache cette sensibilitĂ© derriĂšre des propos relativement durs. Câest une femme compĂ©tente, et je trouve quâelle aurait intĂ©rĂȘt Ă sortir de ce cĂŽtĂ© pitbull quâelle se donne, au risque dâĂȘtre cantonnĂ©e dans cette fonction. Elle mĂ©rite mieux que ça.
Allez-vous supprimer les provinces ?
FidĂšle Ă ma mĂ©thode, jâai rĂ©uni tous les prĂ©sidents des dĂ©putations provinciales et lâassociation des provinces, je leur ai soumis la DPR pour identifier ce qui peut ĂȘtre fait Ă court et Ă moyen termes. Concernant la disparition des provinces, il faut ĂȘtre clair : ça nĂ©cessite une modification de la Constitution, et les Flamands nâen veulent pas. Par contre, en attendant peut-ĂȘtre, faut-il rendre les provinces plus efficaces ? Câest mon sentiment, et câest ce que je leur ai demandĂ©. Je crois que le fait de leur avoir demandĂ© leur avis, dĂ©jĂ , les incite Ă une dĂ©marche positive ; ils ont bien vu que je nâĂ©tais pas lĂ pour tirer au bazooka sur les provinces. Ce que je leur ai dit par ailleurs, câest quâil y a un domaine sur lequel je nâaccepterai pas quâon nâavance pas vite, câest sur la gouvernance : on a un texte qui prĂ©voit de diviser par deux le nombre de conseillers et de dĂ©putĂ©s provinciaux, et jâespĂšre quâon ira vite lĂ -dessus.
Pour dĂ©cumuler dĂ©putĂ© et bourgmestre ou Ă©chevin, lâOlivier a choisi de limiter Ă 25% le nombre de cumulards par groupe parlementaire, sĂ©lectionnĂ©s selon le taux de pĂ©nĂ©tration. Le critĂšre dĂ©mographique nâĂ©tait-il pas plus logique ?
Je nâai pas participĂ© aux nĂ©gociations dont est sorti ce compromis. Il ne mâappartient pas de lâapprĂ©cier, mais de lâappliquer. Sinon, câest trop facile : on fait un contrat, et deux semaines aprĂšs, je dis quâil faut le changer !
Elio Di Rupo ou Rudy Demotte ?
Incontestablement Elio Di Rupo, parce que je lui dois tout. Et parce quâil a des qualitĂ©s quâont peu dâhommes politiques, et jâen dĂ©cĂšle deux qui me convainquent que câest un homme dâĂtat : lâĂ©coute et la facultĂ© de dĂ©cider â câest rare en politique. Cela dit, Rudy Demotte, que je connais moins mais que jâapprends Ă dĂ©couvrir, a aussi des qualitĂ©s qui sont diffĂ©rentes, et celle qui mâa le plus impressionnĂ©e, câest sa facultĂ© de synthĂšse.
Jean-Marc Nollet ou André Antoine ?
Je dirais Jean-Marc Nollet parce quâil fait du sportâŠ
Ăliane Tillieux ou Jean-Claude Marcourt ?
Humainement, sans doute Ăliane. Professionnellement, Marcourt, parce que câest vraiment le professionnel du gouvernement. Dans son domaine, câest un spĂ©cialiste. Humainement, je lâai dĂ©couvert, câest quelquâun qui gagne Ă ĂȘtre connu.
Paul Magnette ou Laurette Onkelinx ?
Laurette est une femme dâĂtat extraordinaire, et ce que jâai dit pour Di Rupo vaut pour elle, mais je dirais Paul Magnette. Parce quâil incarne aujourdâhui un avenir pour la rĂ©gion de Charleroi, qui en a bien besoin â mĂȘme si je ne suis pas de ceux qui rejettent dâun revers de la main tout ce qui sâest passĂ©, tout ce que Van Cau a incarnĂ©.
Un commentaire impertinent à Elio Di Rupo ?
Quitte tes salles de sport et viens faire du parapente avec moi !
Quâaimeriez-vous quâon retienne de vous ?
Que jâai Ă©tĂ© un ministre consciencieux. JâespĂšre que jâai su prendre de la hauteur et dĂ©fendre lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
2 novembre 2009 at 9:55
« bain de sang social » et « gauche forte » vus par le camarade Furlan .. Ă la hauteur de sa rĂ©putation …
2 novembre 2009 at 10:03
Les agriculteurs sont en fait victimes du socialisme et non du libĂ©ralisme. On a maintenu artificiellement leur niveau de vie trop Ă©levĂ© par des politiques ultra-Ă©tatistes (les quotas), qu’ils savaient qu’ils allaient remonter.
Sinon que dire? De nouveau, un brave soldat de l’empereur, multicumulard mais qui verse des larmes de crocodiles sur les pauvres familles dĂ©favorisĂ©es. Jetable et recyclable.
2 novembre 2009 at 10:11
Quand il dit que la Belgique est un eldorado pour les rentiers, il parle des chÎmeurs chroniques protégés par son parti, qui complémentent leur rente mensuelle assurée par mes (lourds) impÎts avec du travail en noir et vivent mieux que moi ?
2 novembre 2009 at 10:16
non, il parle des politiciens qui hĂ©ritent d’un mandat “dĂ©mocratique” Ă 18 ans et le conservent jusqu’Ă la retraite.
2 novembre 2009 at 11:38
RĂ©ponse Ă ZĂ©bulon re: …des chĂŽmeurs chroniques protĂ©gĂ©s par son parti, qui complĂ©mentent leur rente mensuelle assurĂ©e par mes (lourds) impĂŽts avec du travail en noir et vivent mieux que moi ?
Mon pauvre ZĂ©bulon! Mais ne soyez pas le dernier couillon Ă trimer pour des prunes… Cessez donc de jouer au Dernier des Mohicans stakhanovistes! Abandonnez votre labeur ingrat et sous-payĂ© –les pervers et les masochistes ne manquent pas pour le poursuivre Ă votre place– et rejoignez le club ultra-select des profiteurs et des rentiers! Allez, inscrivez-vous (pas besoin d’ĂȘtre parrainĂ©):
www.leforem.be/particuliers/inscription/s-inscrire-comme-demandeur-d-emploi.html
2 novembre 2009 at 12:28
@ Au pitre noir
Je sais, je vais vous apprendre un mot nouveau qui risque de vous dĂ©passer. Alors, il s’Ă©crit : D-I-G-N-I-T-E. Lisez-en la dĂ©finition au dictionnaire. Ca va vous faire un choc.
2 novembre 2009 at 14:58
Une interview un peu insipide et convenue, rien de trÚs intéressantr là dedans.
@ yoyo
“On a maintenu artificiellement leur niveau de vie trop Ă©levĂ©”
Si je partage votre analyse sur le fait qu’ils sont aujourd’hui les victimes d’un systĂšme de quotas, de rĂ©gulation et de subsides typiquement de gauche, plutot que de dire qu’on a maintenu leurs niveau de vie trop Ă©levĂ© (alors qu’ils bossent pour la plupart comme des anes pour vivre Ă peine dĂ©cemment), j’aurais plutot dit qu’on les Ă maintenu dans un systĂšme artficiel qui ne les a pas encouragĂ© Ă se moderniser et Ă suivre l’Ă©volution des marchĂ©s.
Je suis toujours surpris quand je discutte avec un agriculteur de constater combien ils ont souvent une vision complĂštement tordue du marchĂ©. Ils estiment majoritairement qu’ils n’ont qu’Ă produire et que le “marchĂ©” doit prendre tous leurs produits au bon prix. Le systĂšme les a habituĂ© Ă un marchĂ© sans concurrence oĂč il suffit de produire et que vendre est implicite.
@ Zebulon
Les rentiers du chomage comme les rentiers tout court, on vit dans un pays oĂč la valeur du travail est souvent bien mal considĂ©rĂ©e, c’est vrai.
2 novembre 2009 at 14:59
Un autre problĂšme de ce type c’est qu’il est toujours abominablement sapĂ©. Il gagne pourtant de quoi s’acheter un costume convenable, fusse-t’il chez C&A.
2 novembre 2009 at 15:01
Kermit,
Je suis d’accord avec vos 2 analyses.
2 novembre 2009 at 15:38
@ Kermit,
“Le systĂšme les a habituĂ© Ă un marchĂ© sans concurrence oĂč il suffit de produire et que vendre est implicite.”
Je suis sidĂ©rĂ© Ă chaque fois que je lis vos interventions concernant l’agriculture. Vous semblez y dĂ©fendre le libĂ©ralisme actuel, celui qui met en concurrence nos agriculteurs avec le reste du monde, y compris les super-fermes amĂ©ricaines, nĂ©o-zĂ©landaises ou autres, et les exploitations spĂ©cialisĂ©es dans la culture de lĂ©gumes produits chez nous, comme les producteurs de haricots kenyans qui trustent les rayons de mon supermarchĂ©, y compris en saison. Vous allez voir qu’avec la fin des quotas, nos fermiers vont enfin devoir s’adapter - comme vous semblez l’appeler de vos voeux - et sortir de ce que vous appelez un “systĂšme artificiel”, qui est un mĂ©lange de planification et de protectionnisme qui n’est pas plus artificiel qu’un libĂ©ralisme qui nous fait boire du lait produit Ă des dizaines de milliers de kilomĂštres d’ici alors que l’on a un producteur dans le village d’Ă -cĂŽtĂ©.
Je ne dis pas que l’agriculture europĂ©enne Ă©tait exempte de reproches jusqu’ici, mais sincĂšrement, je crois qu’en matiĂšre d’Ă©cologie notamment (un sujet qui vous semble cher), le systĂšme qui se met actuellement en place sera destructeur.
2 novembre 2009 at 15:58
« La Belgique est un Eldorado pour les rentiers »
Je sais de faits d’actualitĂ© que l’Eldorado est ce qu’on fait briller aux yeux pour amener chez nous des dizaines de milliers d’immigrĂ©s (dont on se passerait bien de beaucoup, incompĂ©tents et vivant Ă nos crochets).
Puis il y a des “rentiers normaux”, ayant accumulĂ© Ă©pargne et fruits de la rĂ©ussite professionnelle: le fruit de leur travail! Leur reprocherait-on d’avoir trop bien fait, plutĂŽt que de se subordonner aux basques de l’Etat-Providence de prĂ©fĂ©rence avec la red-card pour assistĂ©s PS?
Moi je suis un candidat Ă la rente-retraite. AprĂšs 40 ans de travail de sueur et d’activitĂ©, sans aucun chĂŽmage, en Ă©tant fier de compter mes absences de salariĂ© sur les doigts des deux mains (9 jours en 40 ans, ça fait mieux que les 10-15% annuels des chauffeurs TEC et nombreux fonctionnaires prĂ©tendument stressĂ©s au travail!).
TaxĂ© au long de ces 42 ans qui se seront alors Ă©coulĂ©s, mon Ă©pargne l’est une 2e fois, annuellement. Ma pension le sera encore elle-mĂȘme.
Vais-je alors devoir faire partie des futurs pensionnĂ©s remis au travail “aprĂšs” et faire sourire un salaud ministre PS des pensions heureux de dire que l’Etat a santionnĂ© 5.252 pensionnĂ©s pour avoir “dĂ©passĂ© le plafond autorisĂ©”, D’oĂč 56 millions de taxes qui leur sont appliquĂ©es?
Quand on cite les socialistes (et gens de gauche, soyons large) d’ĂȘtre affligĂ©s de la rage taxatoire, c’est profondĂ©ment exact! Comme ils sont gens goulus afin de remplir la manne publique avec laquelle ils arrosent des tas de citoyens immĂ©ritants, ça me fait enrager. Je ne suis manifestement pas le seul Ă l’affirmer, tous milieux confondus!
Et votre ministrions-cumulard Furland a alors l’arrogance de reprendre le leitmotiv de ses patrons :
“les gros Ă rançonner, les petits Ă rendre dĂ©pendants”, ça fait notre succĂšs Ă©lectoral.
Allons camarades, surtout ne rĂ©ussissez pas, vous risqueriez d’Ă©chapper Ă nos griffes!
2 novembre 2009 at 17:00
Mangouste,
La diffĂ©rence c’est que les kiwis nĂ©o-Ă©landais, personne ne vous oblige Ă les acheter, alors que les quotas, tout le monde les paye et on n’a pas le choix. Idem pour le lait, soit vous prenez le produit blanc produit en mĂ©gatonnes en Allemagne oĂč alors vous faites un effort et vous payez un peu plus le lait maison.
2 novembre 2009 at 17:18
Je vous propose ici une anecdote que je sais véridique. Elle va dans le sens de Liégeois, je pense.
Un ami, la trentaine, s’est rĂ©cemment confiĂ© Ă moi, assez Ă©mu et Ă©tonnĂ© par ce qu’il venait de vivre. Ayant perdu ses grands-parents il y a peu et Ă©tant orphelin de mĂšre depuis longtemps, il s’est vu hĂ©riter d’une petite manne s’Ă©levant Ă 750.000 euros. Certains auront peut-ĂȘtre les moyens de n’ĂȘtre pas impressionnĂ©s, mais quand il m’a citĂ© cette somme, j’ai failli tomber le cul par terre ; pas pour la somme en elle-mĂȘme - n’importe quel footbaleur un peu douĂ© gagne la mĂȘme chose en quelques mois, mais parce que ses grands-parent, je les connaissais trĂšs bien, c’Ă©taient mes voisins et mes amis.
Or, ces personnes, issues du milieu ouvrier, Ă©taient toutes deux parties de rien, ne s’Ă©taient jamais lancĂ©es dans les affaires, n’avaient jamais gagnĂ© au lotto et n’avaient pas inventĂ© la pierre philosophale. Madame Ă©tait “technicienne de surface” (comme on dit) dans une grande entreprise et monsieur employĂ© de bureau dans une autre. Pauvres au dĂ©part, donc! Ces personnes avaient fait grossir peu-Ă -peu leur bas de laine, sans voler personne, en payant leurs impĂŽts (qui Ă©taient Ă©levĂ©s proportionnellement : un seul enfant puis aucun, deux salaires…), en faisant des petits boulots sur le cĂŽtĂ© (brocantes etc.), en vivant chichement mais dignement (sans jamais “rogner sur le beefsteak”, comme disait madame), sans jamais rien jeter, en Ă©conomisant sur le chauffage, les voyages… Bref, une vie de fourmis, honnĂȘtes et travailleuses et qui avaient Ă coeur de lĂ©guer quelque chose Ă leurs descendants. Tout-Ă -fait le genre de personnes dont on se gausse Ă longueur de journĂ©e dans nos mĂ©dias.
Quand mon ami m’a racontĂ© son histoire, il m’a tout de suite dit qu’il pourrait sans trop de problĂšmes vivre de ses rentes - Ă mon avis, dans son cas, j’y arriverais aussi sans trop me forcer, mĂȘme aprĂšs le passage du fisc pour les droits de succession. Et ça m’a fait rĂ©flĂ©chir et revoir un peu certaines de mes certitudes.
C’est Ă cause de cette histoire que la remarque de Furlan sur “le paradis des rentiers” me laisse un peu perplexe. Je l’aurais soutenue ardemment il y a quelques annĂ©es mais plus aujourd’hui. J’ai de plus en plus de mal avec les discours qui prĂŽnent une augmentation de la solidaritĂ© organisĂ©e par l’Etat : j’estime qu’elle est utile mais qu’elle devient perverse car plusieurs idĂ©es qui la sous-tendent me gĂȘnent aujourd’hui. La premiĂšre est que la solidaritĂ© est obligatoire, ce que je rĂ©fute, moi qui paie mes impĂŽts sans dĂ©plaisir mais qui n’oblige pas tout le monde Ă penser comme moi et qui respecte bien plus la charitĂ© (ou la gĂ©nĂ©rositĂ© spontanĂ©e, pour ceux que gĂȘnent le terme), qui laisse le donneur libre de donner ce qu’il veut. La seconde est que cette solidaritĂ© fait de l’Etat une espĂšce de Robin des Bois, prenant aux riches (nĂ©s, bien sĂ»r, avec une cuillĂšre en or collĂ©e au palais) pour donner aux pauvres, ce que l’histoire qui prĂ©cĂšde infirme, comme beaucoup d’autres sans doute. La derniĂšre est que la solidaritĂ© organisĂ©e comme elle l’est aujourd’hui permet Ă beaucoup de monde de vivre dans la dignitĂ© ce qui ne serait pas le cas si elle n’existait pas. Sans nier qu’elle permette Ă certaines personnes de se sortir d’un mauvais pas, je constate aussi, malheureusement, qu’elle en installe beaucoup d’autres dans une position d’assistĂ©s, incapables de s’en sortir par eux-mĂȘme par manque de courage, d’esprit d’initiative et d’autonomie, qualitĂ©s qui leur manquent souvent du fait de la doxa ambiante qui, en leur laissant croire qu’ils ont droit Ă quelque chose, leur fait oublier qu’ils ont aussi des obligations envers la sociĂ©tĂ© et qui entraĂźne chez eux une mentalitĂ© de “rentier de la solidaritĂ©” et un sentiment d’injustice qui frise l’hystĂ©rie et qui fait germer chez eux la haine des “nantis”, qui, l’ignorent-ils, sont souvent les rejetons des collĂšgues mineurs ou ouvriers de leurs grands-parents, collĂšgues qui, comme les vieux de mon histoire, ont su se sacrifier en pensant Ă leurs enfants et qui ne mĂ©ritent pas qu’on viennent tondre une troisiĂšme fois le mouton qu’ils ont engraissĂ© et lĂ©guĂ© Ă leur petit-fils.
2 novembre 2009 at 17:30
Yoyo,
Vous avez tort sur un point : les kiwis, dans mon magasin, viennent tous de Nouvelle-ZĂ©lande la plupart du temps et les haricots du Kenya. Je vous avoue n’avoir pas le temps de courir d’un magasin Ă l’autre pour chercher, pour chaque produit, l’exemplaire qui vient du pays le plus proche. Je n’ai pas non plus les moyens d’acheter tout “bio” et j’attends des hommes politiques qu’il s’arrangent pour que le circuit de production soit le plus respectueux de l’environnement et des producteurs possible (et il y a du boulot) sans que je doive faire la chasse aux produits “Ă©thiques”. Vous avez par contre raison quand vous dites que les quotas sont payĂ©s obligatoirement par tous (ceux qui travaillent…), mais ça ne me dĂ©range pas, personnellement.
2 novembre 2009 at 17:45
Re: la PAC
Comme je l’ai dĂ©jĂ rappelĂ© par ailleurs(*), il y a, selon les estimations, entre 9 et 14 millions d’agriculteurs europĂ©ens –soit entre 4 et 5 fois plus qu’aux Etats-Unis… qui possĂšdent pourtant une superficie agricole plus petite!! Pour autant, est-ce que les AmĂ©ricains sont en proie Ă la famine et Ă la pĂ©nurie alimentaire? LOL! Ils souffriraient plutĂŽt –Ă en croire les nombreux reportages consacrĂ©s Ă ce douloureux sujet– du mal inverse… Avec 5 fois moins de fermiers, les ‘ricains sombrent dans l’obĂ©sitĂ© et les excĂšs agro-alimentaires!
Le maintien de la politique des quotas et du subventionnement des agriculteurs ne conduira, Ă terme, qu’Ă un renchĂ©rissement insupportable –pour des millions d’EuropĂ©ens– des denrĂ©es alimentaires. C’est pourtant facile Ă comprendre: il suffit d’appliquer cette hĂ©rĂ©sie/gabegie Ă©conomique aux autres activitĂ©s Ă©conomiques. Pourquoi acheter des automobiles nippones ou corĂ©ennes –quand on peut acheter d’excellentes Fiat, Seat autres Peugeot? Pourquoi acheter des fringues made in China ou made in India quand on peut se vĂȘtir agrĂ©ablement avec des fringues europĂ©ennes? Pourquoi se brancher sur Internet –alors qu’on aurait trĂšs bien pu se contenter du Minitel, merveille du gĂ©nie prĂ©curseur des Français? Pourquoi utiliser le GPS (de ces vilains ‘ricains) alors que rien ne vaut un pĂ©riple transeuropĂ©en en se basant, pour s’orienter, sur une “bonne vieille” carte routiĂšre De Rouck? Ah! Rappelez-vous: les joies et les engueulades conjugales liĂ©es au pilotage par carte routiĂšre…
Pourquoi 75% des films projetĂ©s en salle sont “made in US”? Au diable les Harry Potter, les District 9, les Titanic et autres thrillers! Vive les quotas culturels: imposons aux salles de cinĂ©ma une programmation 100% europĂ©enne!
Idem avec les vacances: pourquoi faire 10 heures de vol pour aller se prĂ©lasser sur des plages tropicales… alors que l’air de la mer du nord est si sain, si vivifiant? RedĂ©couvrons les plaisirs simples du kayak et du camping en bord de Meuse! AprĂšs tout, est-ce que les touristes nord-corĂ©ens viennent claquer leur pognon Ă Florence? ou Ă Miami? Non, bien sĂ»r! Ils restent sagement –Ă©cologiquement– chez eux, les Nord-CorĂ©ens.
Vive l’autarcie! BrĂ»lons les importations! Vive les Amishes!
Zwartepiet
(*) www.lepan.be/?p=4086#comment-125116
2 novembre 2009 at 17:48
Correction à mon message précédent:
Au lieu de “…qui possĂšdent pourtant une superficie agricole plus petite!!”
il faut lire: “qui possĂšdent pourtant une superficie agricole plus grande!!”
2 novembre 2009 at 17:59
Mangouste,
Si on suit votre raisonnement, il faudrait tout simplement interdire les bananes car produites au mieux en Espagne, les tomates en hiver, les kiwis, les mangues, les citrons etc, en effet nos grands parents passaient l’hiver en mangeant des patates 7 jours par semaine!
Noble dĂ©marche, mais seriez-vous prĂȘt Ă celĂ ?
2 novembre 2009 at 18:25
Tchu Zwartepiet avait tout cassé avec ses balises HTML
2 novembre 2009 at 18:26
ouf, corrigé, merci yoyo
2 novembre 2009 at 18:30
@ Zwart et Yoyo,
Vous avez mĂ©chamment caricaturĂ© (il n’y a pas que les patates en hiver, on n’est pas obligĂ© non plus de manger hyperlocal, je ne vois pas trĂšs bien ce que les films amĂ©ricains viennent faire dans notre discussion, mais avec vous, Zwart, je suis habituĂ©…) une sorte de simplicitĂ© volontaire et il est bien certain que je ne veux pas aller jusque-lĂ . Mais oui, je pense que manger des fraises en hiver, aller se prĂ©lasser deux fois par an Ă l’autre bout du monde, boire du lait qui a fait 20.000 km pour arriver dans votre verre, adopter le systĂšme agricole amĂ©ricain et les modes de consommation qu’il sous-tend, s’habiller intĂ©gralement avec des vĂȘtements “made in China”… relĂšve de l’hĂ©rĂ©sie morale, Ă©conomique, sociale et Ă©cologique, et donc qu’un peu de rĂ©gulation et de rationalisation ne ferait pas de mal.
Pour terminer et rĂ©pondre Ă votre question, Yoyo, les “sacrifices”, c’est-Ă -dire l’utilisation des produits de saison, les Ă©conomies d’Ă©nergie, l’utilisation du vĂ©lo au lieu de la voiture et d’autres choses encore, je les fais dĂ©jĂ quand c’est possible et je ne m’en porte pas plus mal. Mais quand je vois le gaspillage gĂ©nĂ©ralisĂ© autour de moi, je me dis souvent que je pisse dans un violon.
2 novembre 2009 at 18:42
Mangouste,
LĂ oĂč je rejoins votre raisonnement, c’est que je suis prĂȘt Ă accepter l’idĂ©e d’une “TVA carbone” qui serait basĂ© non pas sur le prix de base du produti, mais sur son impact global (cycle de vie), car je trouve juste pas normal qu’un jouet chinois soit moins cher qu’un jouet identique mais belge.
2 novembre 2009 at 18:49
Je savais que l’on pourrait s’entendre, la taxe carbone, c’est du protectionnisme intelligent et dĂ©fendable.
2 novembre 2009 at 19:57
La haute science zwartepidienne lui fait accomplir de solides raccourcis:
« Avec 5 fois moins de fermiers, les âricains sombrent dans lâobĂ©sitĂ© et les excĂšs agro-alimentaires! »
Depuis quand doit-on Ă©tablir une corrĂ©lation entre la moindre proportion de population active dans le secteur “primaire agricole” et la culture culinaire qui mĂšne ces ‘ricains Ă consommer du ketchup alourdi de graisses gustatives en lieu et place de tomates contenant un fort taux d’anti-oxydants?
Quittant ces “infĂąmes US” pour les terres d’islam, on observera dans des populations hautement rurales vivant de maniĂšre assez frustre un taux notable d’obĂ©sitĂ© et de surpoids qui questionne sur l’origine de cette graisse abdominale (femmes et hommes concernĂ©s)!
2 novembre 2009 at 23:34
D’ici qq annĂ©es, on va pouvoir le surnommer le “grand chef blanc”
(pendant qu’Elio continuera ses teintures hebdomadaires ? )
PAN dit : « mĂȘme sans le MR, on connaĂźt des licenciements collectifs,
on va tailler dans la fonction publique⊠»
Bon ça, l’UVCW va devoir rĂ©viser ses pratiques d’embauche, aprĂšs avoir connu l’explosion des jobs Ă statuts spĂ©ciaux. Du travail en perspective pour le Forem pour requalifier des gens, les rendre “employables”…
«on ne peut plus se passer de la composante développement durable»
J’en conclus que dans son esprit, y a plus lieu de tenir des Ă©lections, puisque les jeux sont dĂ©finitivement faits : rien que de l’huile d’olives pour graisser les rouages de la socio-Ă©conomie wallonne? Voyons ça!
3 novembre 2009 at 12:18
RĂ©ponse Ă Mangouste re: Mais oui, je pense que manger des fraises en hiver, aller se prĂ©lasser deux fois par an Ă lâautre bout du monde, boire du lait qui a fait 20.000 km pour arriver dans votre verre, adopter le systĂšme agricole amĂ©ricain et les modes de consommation quâil sous-tend, sâhabiller intĂ©gralement avec des vĂȘtements âmade in Chinaâ⊠relĂšve de lâhĂ©rĂ©sie morale, Ă©conomique, sociale et Ă©cologique,…
…tandis que votre “Ă©co-utopie” relĂšve, quant Ă elle, de l’hĂ©rĂ©sie politique! Au cas oĂč vous ne l’auriez pas remarquĂ©, cher Mangouste, la situation socioĂ©conomique europĂ©enne se dĂ©grade chaque jour davantage –pas une sainte journĂ©e ne passe sans qu’on n’annonce une Ă©niĂšme fermeture d’entreprise ou une pĂ©nultiĂšme vague de licenciements…
Cela signifie, macroĂ©conomiquement parlant, une baisse vertigineuse du pouvoir d’achat des mĂ©nages –d’ailleurs confirmĂ©e par les autoritĂ©s monĂ©taires lorsqu’elles parlent officiellement de dĂ©flation/inflation nĂ©gative. Bref, cette explosion des inĂ©galitĂ©s et de chutes de revenus a Ă©tĂ© compensĂ©e, en Europe, par, Ă la fois, une ouverture aux importations (US et chinoises) et un euro fort/cher: les EuropĂ©ens paupĂ©risĂ©s, prĂ©carisĂ©s, fauchĂ©s… conservent malgrĂ© tout l’illusion de ne pas ĂȘtre totalement larguĂ©s en bĂ©nĂ©ficiant de produits (relativement) bon marchĂ© –dans le consumer electronics, l’informatique, l’habillement, le mobilier, etc.
Or, votre protectionisme vise prĂ©cisĂ©ment Ă briser cet Ă©quilibre prĂ©caire: vous voulez contraindre les masses Ă consommer “europĂ©en/belge”, soit en infligeant une Ă©cotaxe sur les importations, soit en subventionnant des filiĂšres locales concurrentes. Mais quel est votre plan pour faire coĂŻncider le pouvoir d’achat des chĂŽmeurs, des prĂ©caires et des gagne-petit avec une offre Ă©cologique de plus en plus chĂšre et… de qualitĂ© Ă©gale ou infĂ©rieure Ă celle disponible en dehors de la zone euro? Ah! oui… c’est vrai: l’autarcie europĂ©enne crĂ©era une vague de crĂ©ations d’emplois et d’activitĂ©s en Europe/Belgique! On va donc assister Ă un retour en Europe de toute une sĂ©rie d’activitĂ©s industrielles qui l’avaient, depuis longtemps, dĂ©sertĂ©e: fabrication de jouets, d’Ă©crans plasma, de PC, de chaussures, de T-shirts, etc, etc. Cela suffira-t-il Ă Ă©ponger le chĂŽmage de masse et la prĂ©caritĂ©? Personnellement, j’en doute… surtout aprĂšs lecture de l’article ci-dessous. La planification verte risque, en rĂ©alitĂ©, d’exacerber les tensions sociales car, contrairement Ă la planification rouge (collectiviste), elle est fondamentalement bourgeoise et inĂ©galitaire.
Zwartepiet
November 2, 2009
Green Inc. Column
Emoi suscitĂ© par l’arrivĂ©e des Chinois dans un projet d’Ă©o-ferme au Texas
Par TOM ZELLER Jr.
NEW YORK â L’annonce, la semaine derniĂšre, d’un important investissement chinois –tant en capital qu’en expertise industrielle dans les Ă©oliennes– dans le marchĂ© amĂ©ricain des Ă©nergies renouvelables et, en l’occurence, dans une Ă©o-ferme de 600 mĂ©gawatts dans les plaines du Texas, provoqua beaucoup de rĂ©actions de la part des lecteurs du blog Green Inc..
âI donât understand why China is exporting wind energy to the U.S.,â wrote Mark from New York City. âIsnât this exactly the kind of project a United States company could and should be doing?â
Another reader â Drew from Boston â was more blunt: âAgain, China is playing the West for a sucker,â he wrote. âWe send them our engineering, they get the manufacturing work and experience.â
The details of the deal known so far: Contingent on financing from Chinese commercial banks â and no small measure of funding from the U.S. economic stimulus package â A-Power Energy Generation Systems, a Nasdaq-listed company based in the Chinese industrial city of Shenyang, would provide 240 of its 2.5-megawatt wind turbines for a 36,000-acre, or 14,600-hectare, utility-scale wind farm in west Texas to be operated by Cielo Wind Power, a developer based in Austin.
The total cost of the project, which was brokered in part by the U.S. Renewable Energy Group, an American private equity company, was estimated at $1.5 billion. At an event after the announcement in Washington on Thursday, Cappy McGarr, a managing partner at the company, was beaming.
âThis planned $1.5 billion investment in wind energy will spur tremendous growth in the renewable energy sector,â Mr. McGarr was quoted in a news release as saying, âand directly create hundreds of high-paying American jobs.â
The devil, though â as many observers pointed out by the end of the week â is in the details.
The groupâs calculations last week put the number of American jobs at a little more than 300 â most of them temporary construction jobs, along with about 30 permanent positions once the wind farm is operating. Mr. McGarr told The Wall Street Journal that more than 2,000 Chinese jobs would be created by the deal.
That, along with the fact that the project was hoping to secure 30 percent, or $450 million, of its financing from U.S. stimulus funds, was enough to send tempers flaring.
âWhy are U.S. stimulus funds being used to subsidize manufacturing jobs in China,â wrote a reader at Green Inc., who pointed out that American officials had repeatedly warned that the United States could lose its competitive edge on renewable energy manufacturing to China.
And yet, he continued, âthe federal government gives stimulus monies to subsidize a project buying turbines made in China. Why?â
Part of the agitation almost certainly arises from Chinaâs own reputation for green protectionism.
As Keith Bradsher wrote earlier this year in The New York Times, by establishing prohibitive quotas for homegrown solar and wind turbine equipment, and disqualifying bids from foreign companies on dubious grounds, the Chinese leadership has muscled out American and European manufacturers of clean energy seeking to gain a foothold in Chinaâs burgeoning market for renewables.
As it happens, American officials made inroads in combating such trade barriers during a meeting of the U.S.-China Joint Commission on Commerce and Trade in Hangzhou, China, last week. Among the outcomes of the meeting: China agreed to remove local-content requirements on wind turbines.
Still, with the American economy struggling to get back on its feet and with an analysis last week from The Associated Press suggesting that the White House may be guilty of overstating the number of American jobs its $787 billion stimulus package has so far created, news that a Texas wind farm would create thousands of green jobs in China was, for some, a bitter pill.
âThank you for killing the U.S. windmill industry,â wrote a reader from Chicago at Green Inc. âThank-you, U.S. industrialists and financiers, for having us buy these things with financing and grants emanating from money borrowed from China.â
The deal, however, was no surprise to Russ Choma, a reporter with the Investigative Reporting Workshop, a nonprofit investigative journalism project attached to the American University School of Communication in Washington.
In a somewhat intriguing coincidence of timing, Mr. Choma and his colleagues published, on the same day the Chinese-American wind farm deal was unveiled, a detailed analysis of where stimulus money aimed at creating renewable energy projects and jobs in the United States was flowing.
By Mr. Chomaâs reckoning, 84 percent of the $1.05 billion in clean-energy grants distributed by the government since Sept. 1 has gone to foreign renewable energy companies â specifically, wind companies. Through its American subsidiary, Iberdrola, a global manufacturer of wind turbines based in Spain, commanded most of that funding: $545 million.
âWe broke down some of the numbers and found out that the program funded 11 projects that installed 982 turbines,â Mr. Choma wrote in an e-mail message, âand 695 were built by foreign manufacturers.â
To some extent, this is hardly surprising. As Mr. Choma noted, the American clean energy manufacturing base â particularly its wind turbine production capability â is tiny compared with that of Europe.
And to be sure, the dispensation of the $22 billion in stimulus funding that is supposed to go toward renewable energy projects has only just begun.
But Chinaâs foray into the American wind power market comes alongside its dominance of the solar panel manufacturing industry, in which 95 percent of total output is exported to the United States and Europe.
And as Mr. Choma noted, when it comes to stimulating the economy, it is the manufacturing that matters. He points to a 2004 study from the Renewable Energy Policy Project, a research institute based in Washington. The institute found that every 1,000 megawatts of installed wind capacity had the potential to generate as many as 4,300 jobs, of which about 3,000 are created at the manufacturing level.
www.nytimes.com/2009/11/02/business/energy-environment/02iht-green02.html
3 novembre 2009 at 15:21
@Zwartepiet,
vous voulez contraindre les masses Ă consommer âeuropĂ©en/belgeâ, soit en infligeant une Ă©cotaxe sur les importations, soit en subventionnant des filiĂšres locales concurrentes.
Ce sont deux choses diffĂ©rentes. L’Ă©cotaxe vise a faire supporter la polution liĂ©e Ă la consommation d’un bien/service par le consommateur de ce bien/service. La subvention vise a favoriser un/des producteur(s) particulier(s).
La planification verte risque, en rĂ©alitĂ©, dâexacerber les tensions sociales car, contrairement Ă la planification rouge (collectiviste), elle est fondamentalement bourgeoise et inĂ©galitaire.
Ce que vous appelez la planification verte ne vise en fait qu’Ă internaliser les coĂ»ts liĂ©s Ă l’impact environnemental et faire supporter ces coĂ»ts par le consommateur plutĂŽt que par le contribuable.
Malheureusement, l’esprit retors des hommes politiques en gĂ©nĂ©ral et une certaine naĂŻvetĂ© collective font que l’objectif Ă©cologique est complĂštement gommĂ© au profit du verdissement de mesures poursuivant d’autres buts politiques.
Si on n’avait jamais fixĂ© de quotas, l’offre et la demande se seraient Ă©quilibrĂ©s et le secteur agricole aurait pu se rĂ©organiser normalement.
3 novembre 2009 at 18:53
@ Mangouste
AprĂšs avoir passĂ© une heure Ă vous rĂ©pondre je constate que ma rĂ©ponse s’est perdue dans les mĂ©andres informatiques. Bon, j’ai pas le courage de recommencer.
Je dirais juste que les quotas sont une technique sociale de régulation en faveur des agriculteurs qui est et était foireuse.
Favoriser la diversification, former les agriculteurs pour affronter les marchĂ©s de demain et pas ceux d’hier, et les encourager Ă se porter sur les marchĂ©s de niches est aussi une forme d’aide de la sociĂ©tĂ© qui n’a rien d’ultra libĂ©rale et qui me semble plus efficace.
Quand à la concurrence des autres pays, si cultiver du blé sur des terrains plats de 10kms par 100 aux états-unis est plus rentable que de le cultiver dans le condroz sur des terrains à flanc de colline de 300m par 600, je ne vois pas bien pourquoi on devrait continuer à cultiver du blé dans le condroz.
La derniere remarque concernant les haricots kĂ©nian, qui s’applique aussi aux fruits d’israel qui viennent par avion (!), il s’agit lĂ d’un tout autre problĂšme Ă savoir est ce que le cout du transport qujourd’hui reflĂšte vraiment un cout vĂ©ritĂ© qui inclu les consĂ©quences environnementales du transport du dit produit, et la rĂ©ponse est non.
Et si un haricot kĂ©nian arrive sur notre marchĂ©, rempli toutes nos exigences de qualitĂ© et est moins cher que le haricot de chez nous malgrĂ© des charges de transports incluant le cout environnemental ‘vĂ©ritĂ©’, pourquoi pas. Ce n’est pas en envoyant des aides ridicules Ă ces pays qu’on stimulera leur Ă©conomie mais en leur achetant des produits. Le protectionnisme comme on l’applique actuellement est indĂ©cent, pour soutenir notre marchĂ©, on appauvri le leur sous des prĂ©textes souvent fallacieux, vive les lecons socialistes de solidaritĂ©, j’ai toujours assez mal supportĂ© ces gens qui ne voient pas la solidaritĂ© avec ‘nos’ pauvres de la meme facon que la solidaritĂ© avec les pauvres d’ailleurs.
4 novembre 2009 at 11:39
RĂ©ponse Ă Mangouste re: …aller se prĂ©lasser deux fois par an Ă lâautre bout du monde,…
C’est bien le point de vue d’un ressortissant d’un pays dont l’industrie touristique est insignifiante et nĂ©gligeable dans le PIB total… Prenez, a contrario, les pays du pourtour mĂ©diterranĂ©en –tant du Maghreb que d’Europe: du Maroc Ă Israel, en passant par la Tunisie et la Lybie… de la Turquie Ă la France, en passant par la GrĂšce, la Croatie et l’Italie, l’industrie touristique est vitale pour l’Ă©conomie, reprĂ©sentant de 15 Ă 40% du PIB!
Aussi, que se passerait-il, Ă votre avis, si, progressivement, l’industrie touristique du Maroc, de la Turquie, etc. pĂ©riclitait… suite Ă un renchĂ©rissement excessif des voyages “low-cost” Ă destination de ces pays? Cela aggraverait aussitĂŽt l’immigration clandestine en Europe. Le tourisme des tropiques est donc souhaitable, Ă la fois pour le dĂ©veloppement des pays destinataires et pour freiner un exode Ă©conomique sud-nord… C’est encore vrai pour l’AmĂ©rique latine: si un pays comme le Mexique voyait son tourisme s’effondrer, eh bien, ça ferait des centaines de milliers de wetbacks supplĂ©mentaires aux Etats-Unis.
InversĂ©ment, les Ă©cologistes pourfendeurs du tourisme des tropiques sont fort embarrassĂ©s lorsqu’ils sont eux-mĂȘmes ressortissants de pays –comme la France ou l’Italie– dont l’industrie touristique est trĂšs importante… Ainsi, comment des Ă©cologistes français pourraient-ils, sans rire, expliquer Ă leurs compatriotes que tous ces millions de touristes chinois, indiens ou en provenance des pays du Golfe, sont une manne financiĂšre, une aubaine pour le secteur touristique de la France et, dans la mĂȘme phrase, exhorter les Français Ă passer leurs vacances… Ă la maison?!? Des millions de Chinois s’apprĂȘtent Ă dĂ©couvrir le monde –et l’Europe, en particulier– Ă bord d’A380 flambant neuf… tandis que les quelques dizaines de milliers d’EuropĂ©ens qui ont les moyens de faire la mĂȘme distance –en sens inverse– devraient rester chez eux!
Zwartepiet
4 novembre 2009 at 15:23
@ Zwart,
“Cela signifie, macroĂ©conomiquement parlant, une baisse vertigineuse du pouvoir dâachat des mĂ©nages âdâailleurs confirmĂ©e par les autoritĂ©s monĂ©taires lorsquâelles parlent officiellement de dĂ©flation/inflation nĂ©gative. Bref, cette explosion des inĂ©galitĂ©s et de chutes de revenus a Ă©tĂ© compensĂ©e, en Europe, par, Ă la fois, une ouverture aux importations (US et chinoises) et un euro fort/cher: les EuropĂ©ens paupĂ©risĂ©s, prĂ©carisĂ©s, fauchĂ©s⊠conservent malgrĂ© tout lâillusion de ne pas ĂȘtre totalement larguĂ©s en bĂ©nĂ©ficiant de produits (relativement) bon marchĂ© âdans le consumer electronics, lâinformatique, lâhabillement, le mobilier, etc.”
Marrant, j’aurais cru que toutes ces calamitĂ©s Ă©taient arrivĂ©es en pĂ©riode de libre-Ă©change ; que celui-ci nous permette de “conserver l’illusion de ne pas ĂȘtre totalement larguĂ©s” ne me console pas, moi. Mais vous en pensez ce que vous voulez.
4 novembre 2009 at 15:29
@ Mangouste
Ce n’est pas le marchĂ© qui est en cause mais son contrĂŽle ou le manque de controle. On peut etre pour un marchĂ© de concurrence tout en Ă©tant pour un contrĂŽle stricte et fort de ce marchĂ©.
Faire l’amalgame entre marchĂ© et libĂ©ralisme est une grosse confusion mentale entretenue par les socialistes pour marquer les esprits.
Donc :
“Je suis sidĂ©rĂ© Ă chaque fois que je lis vos interventions concernant lâagriculture. Vous semblez y dĂ©fendre le libĂ©ralisme actuel”
Non.
4 novembre 2009 at 17:06
RĂ©ponse Ă Mangouste re: …libre-Ă©change ; que celui-ci nous permette de âconserver lâillusion de ne pas ĂȘtre totalement larguĂ©sâ ne me console pas, moi.
Et c’est bien lĂ la fonction tacite, cachĂ©e de l’idĂ©ologie “Ă©colo”: vous consoler! En effet, contrairement Ă la pĂ©nurie endĂ©mique aux planifications rouges (=communistes/collectivistes), la frugalitĂ© qui s’installe, sournoisement, en Europe, nous est “vendue” par les Ă©co-utopistes comme un bienfait –c’est pour “la bonne cause”, mon brave monsieur, ma chĂšre dame! C’est pour “sauver la planĂšte” que, dorĂ©navant, vous vous dĂ©placerez Ă vĂ©lo, mangerez des fruits de saison et passerez vos vacances aux Lacs de l’Eau d’Heure…
La planification verte aidera Ă faire passer la pilule d’un appauvrissement progressif auprĂšs des EuropĂ©ens –ce sera la pĂ©nurie et les privations dans la bonne humeur, la paupĂ©risation joyeuse! Pour reprendre un sketch de Coluche:
L’Ă©colo-bobo Ă un pauvre type qui ne s’en sort plus: “Vous n’y arrivez plus? Qu’est-ce qu’il vous manque? Bon, attendez… passez me voir demain Ă ma permanence sociale –avec la liste de tout ce dont vous manquez… Je vous expliquerais comment vous en passer!”
Zwartepiet
4 novembre 2009 at 19:32
Je n’
4 novembre 2009 at 19:36
Je n’ai rien lu d’aussi con depuis trĂšs longtemps.
Zwartepiet, vous n’ĂȘtes finalement qu’un Ăąne.
Et je ne sais mĂȘme pas pourquoi j’Ă©cris “finalement”.