IQ Option : pourquoi les autorités ne font rien contre cette attaque pigeon ?

Le courtage est une activité en plein développement depuis quelque temps avec la déclinaison de plusieurs courtiers en option binaire. Si quelques-uns sont sérieux, la plupart d’entre eux sont des vendeurs d’illusions ou pire des cybercriminels. Les déconvenues au niveau des clients sont importantes. Le marché boursier pourrait prendre un grand coup si la crédibilité des sites sérieux n’est pas restaurée. On se demande même pourquoi les dirigeants ne bougent pas le petit doigt face à des escrocs tels IQ Option.

 

L’arnaque des courtiers en options binaires

Pour beaucoup de gens, le courtage en option binaire est aujourd’hui une forme de cybercriminalité plutôt bien organisée. Eh oui, ce n’est pas pensé à mal que de dire les choses telles qu’elles sont. Je suis arrivé à un point où je peux l’affirmer comme la forme d’arnaque le plus tranchante actuellement. Si vous n’aviez pas connaissance de ce mode d’opération, soyez heureux d’être tombé sur cet article. Des gens se proposent de vous faire gagner des centaines d’euros en quelques minutes pour arrondir vos fins de mois avec l’option binaire. C’est tentant n’est-ce pas ? Et bien c’est là que commence l’arnaque.

 

Pourquoi l’AMF est-elle indifférente ?

Les courtiers sérieux perdent de la crédibilité avec le phénomène d’arnaque ne option binaire. Et si des solutions efficaces ne sont pas trouvées à temps, on pourrait assister à la fragilisation du marché boursier. Selon l’autorité de régulation des marchés financiers (AMF), tout client doit s’assurer que le courtier a l’autorisation requise pour exercer en France avant de négocier le trading binaire. La solution est simple et elle pourrait considérablement réduire cette cybercriminalité si tout le monde peut l’adopter. Aussi, l’AMF publie régulièrement une liste mise à jour des sites internet et entités qui exercent dans le domaine boursier sans y être autorisés. Cette liste peut vous servir.

 

Astuces pour éviter le piège de l’arnaque

Le peu de temps que j’ai passé dans le domaine boursier m’a permis d’acquérir quelques expériences. Je souhaite partager avec vous des astuces qui pourraient vous éviter le piège des faux courtiers en option binaire.

  • Vérifier toujours les informations que vous fournit le courtier pour éviter les surprises désagréables ;
  • Méfiez-vous des arguments commerciaux comme les bonus à l’inscription ou lors du premier dépôt ;
  • Évitez les promesses et privilégiez les plans détaillés réalistes qui vous montrent les opportunités de gains et les risques de perte.

Le baromètre cybernétique de La Libre

On l’attendait depuis longtemps (le dernier datait du 8 juin), il a enfin débarqué lundi, le tout frais baromètre politique trimestriel de La Libre Belgique.

Pourquoi ce retard ?

La rédaction confie qu’il a fallu s’adapter à la nouvelle méthode de sondage. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le changement est tout sauf anecdotique : d’une enquête téléphonique (coûteuse mais largement représentative), on est passé à un baromètre « confectionné via l’Access Panel On-line de Ipsos, constitué de 65 000 individus représentatifs de la population belge âgée de 15 ans et plus et connectés à Internet » en précisant qu’il y avait, à côté, quand même « 2 000 Belges âgés de 18 ans et plus », sans doute sondés par téléphone. Le sondage représentatif que voilà ! La Libre a donc, par souci budgétaire, questionné des non-électeurs (de 15 à 18 ans) et délaissé de vrais électeurs, trop âgés, trop pauvres ou simplement pas intéressés par le Web !

A quand le vote par Internet, histoire de définitivement priver de leur droit le plus essentiel ces parasites encore réfractaires à la toile ?

Le trading en ligne : ce chant des sirènes qui attire les marins naifs en soif de profits

De plus en plus d’arnaques bien organisées se dissimulent parmi les courtiers en options binaires présents sur la toile. Pour vous en convaincre, je vous invite à vous rendre sur le moteur de recherche Google et à introduire dans la barre de recherche « options binaires ». Vous tomberez sur un tas de résultats et inévitablement parmi ceux-ci, se retrouvera, sauf retrait postérieur au présent article, un site présentant des astuces pour gagner de l’argent facilement sur internet. La page d’accueil du site affiche une vidéo, soi-disant diffusée également sur les grandes chaines comme M6, iTélé, CNN, etc. Cette vidéo est sensée vous apprendre en 10 minutes comment gagner 387 euros en 20 minutes.

Incroyable et tentant n’est-ce pas ?

Dans la même optique que la vidéo, apparait ensuite une définition explicative de la notion d’option binaire : « Une option binaire est tout simplement le moyen d’investissement boursier sur internet le plus simple et le plus rentable pour les débutants. Le trading sur option binaire ne vous demande qu’une seule chose, faire le choix entre : parier sur la hausse ou la baisse d’une action sur une durée comprise généralement entre 10 et 15 minutes. Vous doublez quasiment votre investissement pour chaque trade gagnant. Bien évidemment, ce qui suit cette définition est une proposition de mise en contact avec un courtier ou un partenaire devant vous servir de guide pour mettre en pratique toutes ces nouvelles connaissances.

Et c’est justement là que le piège commence par prendre effet.

Bien heureusement pour vous, nous vous informons que ce site n’est en fait qu’une escroquerie pure et simple. Il fait partie des nouveaux sites de trading d’options binaires épinglés par les autorités pour défaut de régulation et d’autorisation. Autrement dit, ces sites ne sont identifiés auprès d’aucune autorité et constituent de ce fait, des territoires complètement inconnus.

Ceux qui se feront avoir par ces arnaques n’auront ainsi nulle part où se plaindre. Et cela n’arrive pas qu’en France ! Des pays comme le Thaïlande sont aujourd’hui victimes de ces escrocs avec des courtiers comme Binomo et IQ Option qui cassent la baraque, plébiscités par soi – disant des comparatifs indépendants tels moneyonlinethai.com.

Et l’AMF dans cela ?

En définitive, rappelons que selon l’Autorité de régulation des marchés financiers en France (AMF), il vaut toujours mieux s’assurer que le courtier avec qui vous entrez en relation pour négocier le trading d’options binaires, figure bien dans la liste des établissements financiers autorisés à exercer en France (la liste est disponible sur le site officiel www.amf-france.org). Dans le cas où il ne serait pas inscrit sur cette liste, nous vous conseillons fortement de revenir sur vos pas, aussi alléchante que paraisse son offre. Au cas échéant, vous risquez de très vite vous en mordre les doigts.

1er mai Ecolo

La FGTB se réunissait aussi à Namur pour fêter le 1er mai. Parmi les discours d’Internationale, le moment tant attendu des consignes de votes à l’attention des camarades arriva. Et le verdict de la Secrétaire générale Anne Demelenne en étonna plus d’un : 1er choix pour Ecolo, 2èmeseulement pour le PS, une première dans l’histoire du syndicat ! Le président rénovateur namurois et cheminot administrateur de la SNCB José Damilot demanda bien une suspension de séance, mais l’heure était au choix et non plus aux négociations !

Vincent De Wolf

Profession : Député (bruxellois) – bourgmestre d’Etterbeek (MR)

Age : 51 ans

Signes particuliers : En dehors de ses dossiers d’avocat très juteux dans les communes libérales de la capitale, Vincent De Wolf n’a de cœur que pour Etterbeek. Et prouve qu’un grand franc-mac’ peut être un vrai jésuite !

« Je suis timide mais je me suis soigné »

Serez-vous sincère pendant cette interview ?

Je dis toujours ce que je pense, mais peut-être pas toujours tout ce que je pense. On a encore le droit de garder certaines choses pour soi.

Pourquoi faites-vous de la politique ?

On m’a souvent appelé « le bourgmestre par hasard ». J’étais destiné à une carrière académique à l’ULB et au barreau. Puis on est venu me chercher pour boucher un trou sur la liste d’Etterbeek. J’ai donc continué au barreau mais mis l’ULB en veilleuse. À ce moment-là, la commune ne comptait encore qu’un seul conseiller libéral sur trente-cinq. Et la politique locale a tout de suite commencé à me plaire énormément. Parce que, dans la même journée, on côtoie un promoteur pour un dossier qui porte sur des centaines de millions d’Euros puis on rencontre quelqu’un qui a des petits problèmes de voisinage, de trottoir ou de plante grimpante. Vous savez, la commune d’Etterbeek est un peu le résumé de tout Bruxelles. Vous avez des quartiers riches et des quartiers pauvres ; des quartiers de maisons et d’appartements ; on a les plus grandes casernes du pays ; beaucoup d’institutions européennes ; des représentations diplomatiques et régionales ; des populations immigrées importantes, beaucoup de nationalités… Il n’y a rien ailleurs qu’on n’ait pas chez nous ! Ensuite, et ça doit faire environ dix ans, je suis monté à la Région. Au départ, je ne le sentais pas comme évident. Mais avec l’augmentation des compétences vers les régions, je crois que c’est devenu un atout important.

Et on ne vous a jamais proposé d’être ministre…

Un journaliste m’a demandé un jour : « Mais après quoi courez-vous ? ». Je crois en ce que je fais. J’ai des objectifs dans les valeurs que je défends. Mais est-ce que je cours derrière quelque chose en particulier ? Non. Si maintenant, au niveau régional, une possibilité d’exécutif se dégageait… Cette fois-ci, je dirais oui ! J’ai été plus que pressenti à une époque où j’ai finalement fait le choix de ma commune et parce que je devais constituer mon cabinet au niveau du barreau. Maintenant que j’ai cinquante ans et que les équipes sont constituées autour de moi, faire un détour pendant cinq ans à un autre niveau de pouvoir me serait possible. Mais ça ne dépend pas de moi. Tout ça ne sont que des plans sur la comète… Mais je veux dire que ça fait dix ans que je suis au Parlement bruxellois, et que je bataille dans différents dossiers…

…dont le Logement, compétence qui vous permet de vous acharner sur Françoise Dupuis !

Sans grand mérite puisque Françoise Dupuis fait un peu ce qu’il faut pour qu’on lui lance des tomates. Elle tend le bâton. Même dans le milieu socialiste, on le reconnait ! Elle doit aussi avoir beaucoup de qualités, être sincère dans ce qu’elle fait. Mais il faut avouer qu’elle est très obstinée ! Il faut peut-être parfois s’ouvrir aux autres, écouter d’où vient le vent et orienter son action…

Qu’est-ce que vous lui reprochez en particulier ?

Deux exemples : un plan de 5000 logements avait été voté sous Jacques Simonet. Elle aura réalisé à peu près 300 logements. Alors, elle a inventé en dernière minute la notion de « logements identifiés »… Elle a dit : « J’ai identifié 2000 logements ». Ça, je ne connais pas ! Je ne vois encore personne qui loge dans un « logement identifié ». Je connais les logements construits, les logements achetés ou loués, mais « identifiés », je ne connais pas. Non, c’est un échec assez cuisant puisqu’elle a sorti, encore en dernière minute il y a quelques mois, les partenariats public-privé et l’achat de 500 logements dans le privé. Tout ça pour essayer d’arriver, dans la panique et en fin de législature, avec un bilan un peu convenable.

Et ça vous amuse beaucoup…

Un jour, lorsque le conseil d’État avait annulé un permis qu’elle avait délivré pour des logements sociaux, elle a eu cette perle de dire : « Je ne comprends pas que la justice puisse censurer l’action des pouvoirs publics ! ». Donc : au-dessus de la justice ! Autre exemple, j’ai défrayé la chronique il y a deux ans avec le droit de superficie. Un autre socialiste m’a dit : « Va présenter ça chez Dupuis ! ». J’ai été la voir et elle m’a répondu : « C’est pas possible ! ». Je lui ai donné le texte de la loi, elle l’a lu, et m’a répondu : « C’est vous qui le dites ! ». Là, j’avoue être resté sans arguments… La loi est claire. Elle a été écrite en 1824, elle est sur papier, pas interprétable et simple… Et elle me répond « c’est vous qui le dites ! ». Ça vous montre le personnage… Même le RBDH, le Rassemblement bruxellois pour le Droit à l’Habitat, qui est un mouvement bien à gauche, a fait des pétitions pour dire que l’allocation aux loyers qu’elle sortait était aussi légère qu’une plume et ne servait à rien. La problématique du Logement à Bruxelles est très complexe et je n’ai pas la prétention de dire que, si demain j’ai cette compétence, j’allais résoudre ça en quelques mois. Je ne suis pas magicien. Mais je crois qu’il faut multiplier les solutions : le droit de superficie pour le logement moyen, la mixité dans les logements sociaux, la création de nouveaux logements sociaux, l’adjonction d’allocations aux loyers, etc.

Pour ou contre une sanction contre les propriétaires des logements inoccupés ?

Cette ordonnance vient d’être votée et je peux vous dire que je lance une pétition contre ce texte au niveau de son application. Il y a encore des gens dans ce pays qui travaillent, payent un impôt sur leur revenu, placent en banque (quand ils ont encore confiance en leur banque), payent un impôt sur l’intérêt qu’ils reçoivent et après achètent un immeuble. Ils payent ensuite un impôt de 12.5% lors de l’achat, ils payent après sur le revenu cadastral, et quand ils décèdent, leurs enfants payent encore des droits de succession sur l’immeuble ! Je crois que le jeu de solidarité est convenablement joué comme ça. Non… Moi, je distingue les immeubles inoccupés et les immeubles à l’abandon qui n’ont absolument pas ma faveur. On a été la première commune à pourchasser ces immeubles à l’abandon et il n’y en a plus sur Etterbeek. On a eu le cas des spéculateurs qui laissaient pourrir des immeubles sur pied. Qu’est-ce qu’on a fait ? On les a taxés tous les ans ! Et ils ont fini par vendre à des promoteurs qui ont fait des logements. Moi, je veux donc taxer les projets spéculatifs sur les immeubles inoccupés. Ceux qui ont voté ce texte essayent aussi de dresser contre la population le pensionné de 65 ans qui, après quarante ans de métier, veut laisser son bien immobilier inoccupé parce qu’il a la possibilité d’aller vivre pendant 10 ans à la côte d’Azur avec la personne qu’il vient de rencontrer. A-t-il le droit de laisser son appartement inoccupé en payant les charges et ses impôts ? Moi, je réponds oui ! Imaginez quelqu’un qui est placé dans un home, qui a un problème mental important, qui doit partir à l’étranger pour des raisons professionnelles ou autres Devoir se justifier devant un fonctionnaire parce qu’on n’a pas consommé assez d’électricité ou d’eau pendant un an, je ne trouve pas ça acceptable. Et pire, si une association en charge du logement fait une lettre de dénonciation au fonctionnaire qui va être engagé, dans les huit jours après réception de cette lettre, ils peuvent casser la porte et entrer pour voir si le bien est occupé ou non. Je ne peux pas comprendre ça. Autre problème : on crée une double taxation puisqu’à la taxe communale vient s’ajouter une taxe régionale. On viole ainsi la règle de ne jamais taxer deux fois la même chose.

Depuis les dernières régionales, vous avez été rétrogradé à la 11place sur la liste. Heureux ?

On espère toujours mieux mais… ça va !

Si ça ne tenait qu’à vous, quelle serait la coalition idéale ?

Ça, je ne peux pas me permettre de choisir ! Je pense que la coalition actuelle est très mauvaise. Le mélange entre les personnes n’est pas bon ; le pouvoir n’est pas réparti de manière égalitaire et malgré le fait que je me considère comme à la gauche de mon parti, je trouve que cette coalition tire beaucoup trop à gauche ! La problématique du Logement dont on vient de parler tient pour moi plus du collectivisme voire du communisme que du socialisme. Beaucoup de socialistes bruxellois sont fort extrêmes. Il faut donc aussi tenir compte de l’arithmétique des programmes et éviter les conseils de ministres qui s’apparentent plus à des conseils de guerre.

Didier Reynders, par son arrogance, n’a-t-il pas rendu son parti infréquentable ?

Je crois qu’il est fort diabolisé. Regardez la manière dont il a géré la crise bancaire ! Les grands quotidiens internationaux et les grands patrons, dans les premières semaines qui ont suivi la crise, n’ont pas arrêté de louer et de citer en exemple le ministre des Finances belge. Et ça, c’est objectif ! Il y a une diabolisation parce qu’en 2007, on est devenu le premier parti en Wallonie, on a détrôné le PS.

Le PS se venge ?

Je pense qu’il y a de ça. Que tout est bon pour abattre l’adversaire. Monsieur Reynders est quelqu’un de sensible qui n’est pas très connu dans sa personnalité profonde. Et on profite de ça alors que c’est quelqu’un de charmant, de gentil.

C’est donc un défaut de communication ?

Moi, je suis passé par là. Je suis un timide qui s’est soigné. Et je sais que la perception que les gens ont de moi est différente de celle d’il y a dix ans. L’image qu’on dresse de lui n’est pas l’image réelle de ce qu’il est. Et ça, c’est injuste !

La liste bruxelloise ne manque-t-elle pas d’un Big Loulou pour faire péter les scores ?

C’est compliqué parce que, sur le plan personnel, je suis très proche de Louis. Nous avons les mêmes origines sociales, on pense la même chose sur beaucoup de choses, on s’entend très bien. C’est quelqu’un en qui je me retrouve beaucoup, et je lui dois une grande partie de ma carrière. Honnêtement, je ne sais pas juger puisque je n’ai pas été associé au choix. Et je ne sais pas dans quelle mesure les personnes elles-mêmes ont été libres de porter leur choix. Je pense qu’Armand Dedecker est un très bon candidat, même si lui aussi est diabolisé comme étant l’aile conservatrice traditionnelle du parti. Pourtant, il est très réformateur, il a beaucoup d’idées et bouscule parfois les gens. Le score qu’il a fait au Sénat sur Bruxelles en 2007 était extraordinaire. Et Louis Michel, comme commissaire européen, a été très apprécié et a fait bouger beaucoup de choses. Il y a quand même une cohérence…

En tant que personnalité de gauche du MR, pensez-vous que le MR est trop à droite ?

Par définition, nous sommes un parti du centre qui rassemble des personnalités d’horizons divers. Les origines sociales et les opinions sont différentes. Mais les discours que tenaient Louis, Daniel et ici Didier, à savoir la rémunération de l’effort, l’excellence au niveau de l’éducation, le fait de générer les richesses avant de pouvoir les partager, ce sont toute une série de choses dans lesquelles je me sens bien. Mais je me considère plus à la gauche de mon parti.

Pour ou contre l’interdiction du port du voile à l’école ?

Pour être d’une commune où il y a une communauté immigrée relativement importante, je suis très sincèrement épris de liberté, de tolérance. Et même si c’est un domaine qui est complexe, je suis frappé de voir que dans les pays d’origine, que ce soit au Maroc ou en Tunisie, il y a une émancipation, un mouvement vers l’européanisation ; et ici, un repli identitaire. Et pour ça, il faut laisser à la communauté éducative locale dans l’école le choix de dire « on accepte ou on refuse ». Et je pense que le fait de refuser le port du voile à l’école est plus une protection qu’une interdiction par rapport aux jeunes filles. Parce que je ne sens pas la majorité des jeunes filles libres de le porter ou de ne pas le porter en raison de pression sociales et culturelles.

L’interdiction du port du voile n’engendre-t-elle pas le risque de voir ces jeunes filles privées d’école par ces mêmes pressions sociales et culturelles ?

Non, je ne pense pas. On peut tout dire. On peut aussi dire que ça va pousser à la création d’écoles islamiques. La constitution le permet. Fautpas oublier qu’il y a des écoles catholiques, des écoles israélites qui existent ! Là, les choix sont plus clairs ! Mais je pense que dans les écoles neutres, il ne faut pas arborer de signes distinctifs religieux, politiques ou philosophiques. Et que cette interdiction est le prix de la liberté.

Michelien ou reyndersien ?

La question n’est pas sympa parce que réductrice. Ça n’a pas de sens comme question. Il n’y a pas de choix à faire aujourd’hui entre les deux. Les hommes sont différents… Quand j’entends Reynders dire qu’on n’est pas riche avec 1000€, j’applaudis ! On ne s’occupe que de ceux qui n’ont rien (et il faut le faire), mais on ne s’occupe pas de ceux qui ont peu ! À Bruxelles, quand vous avez un ou deux revenus moyens, vous n’arrivez plus à vous loger. C’est ça le scandale ! Il faut s’occuper des plus démunis mais nous, on s’occupe aussi de cette tranche de la population. Et là, je ne suis pas sûr que les discours de Louis Michel et Didier Reynders soient différents. Les personnalités sont différentes, les hommes sont différents. Louis est perçu comme plus chaleureux et Didier comme moins chaleureux.

Françoise Schepmans ou Françoise Bertiaux ?

Écoutez, Bertiaux, je la vois tous les jours depuis 18 ans, hein (rire) ! Schepmans, je la connais moins bien. Elles sont différentes. Bertiaux est plus technicienne, combative et virulente tandis que Schepmans, je la sens moins à cheval dans un dossier plutôt que dans un autre. Elle est plus conciliatrice. Mais je pense que sur le fond, si on prend la ligne gauche-droite, elles ne sont pas différentes. Moi, je suis plus de nature combative et incisive. Mais la fusion des deux serait peut-être parfaite !

Vous êtes un peu jésuite sur les bords ?

Je ne pense pas. Je parle avec sincérité, vous en faites ce que vous voulez !

Didier Gosuin ou Bernard Clerfayt ?

Je préfère Clerfayt, mais c’est une question de génération. Mais Gosuinest un grand travailleur pour qui j’ai beaucoup de respect. Quand je vois ce qu’il fait au Parlement, ce type n’est pas là pour faire de la figuration.

Rachid Madrane ou André du Bus ?

Vous m’auriez posé la question il y a un mois, je vous aurais répondu ni l’un ni l’autre. Parce qu’André me déçoit dans son opposition. Ça manque souvent de hauteur. Tout ce qu’on fait n’est pas mauvais. Et ne jamais le reconnaître, c’est se décrédibiliser. Et Rachid, j’avais un problème de confiance envers lui. Dans certains dossiers, il n’a pas respecté ses engagements. Mais les hommes changent. Je suis en train de l’observer, il a l’air de se transformer.

Si vous n’aviez pas été au MR, dans quel parti auriez-vous milité ?

Le cdH surement pas, parce que je suis agnostique et j’estime que mélanger la confession et la politique est une mauvaise chose qui conduit le monde à des fleuves de sang. Je dirai donc plus écolo que socialiste, mais pas dans une assemblée de Khmers verts ! Si tous les verts bruxellois étaient comme Céline Delforge, alors ce serait sans moi !

Un commentaire impertinent à votre président de parti ?

Je ne suis pas un intime de Reynders. Je crois qu’il m’apprécie, on se connaît bien, mais on n’est pas des intimes. Je n’ai jamais eu de difficultés d’accès avec lui. Quand je lui envoie un SMS, il me rappelle dans les cinq minutes. Ça, ce sont des choses que les gens n’imaginent pas. Donc, je pense que c’est ça qu’il devrait essayer de faire passer : sa gentillesse, sa disponibilité, son humanité, etc.

Vous vous voyez comment dans dix ans ?

J’aimerais avoir la force de me dire qu’il faut passer à autre chose. Mais ayant été le plus jeune bourgmestre de Bruxelles… Vous savez, c’est une drogue ! C’est une activité passionnante qui peut manger la vie. J’espère que ça ne mangera pas la mienne.

Qu’aimeriez-vous qu’on retienne de vous ?

Jean Demannez m’a dit un jour : « Vincent, n’oublie pas que les gens ne viennent pas te voir, ils viennent voir le bourgmestre ». Quand vous n’êtes plus bourgmestre, ils ne viennent plus vous voir… J’aimerais donc que les gens se souviennent que j’étais un homme qui a exercé une fonction.

Le calme règne à Fosses

Quel est l’endroit du monde où il est interdit, à 15 ans, de sortir le soir sans être accompagné, où tout groupe de plus de trois personnes peut être interpellé par la police à partir de 22 heures, où il est prohibé de boire une cannette de bière sur un banc public ? Pas l’Iran ! Ni le Tibet ! C’est Fosses-la-Ville ! Car c’est fait : sous prétexte que les jeunes chahutent, le maïeur des Chinels, Benoît (dit Benito !) Spineux (cdH), a fait voter (à l’unanimité : bigre !) toutes les interdictions que, depuis quelques temps, certains de ses collègues, anti-jeunes comme lui, ont testées ! Et les ados surpris le soir en groupe (ou seuls, pour les moins de 16 ans) par la gestapo locale seront emmenés à la Kommandantur où leurs parents seront sommés de venir les rechercher sans quoi ils dormiront à l’amigo… Reste plus à notre apprenti Duce qu’à chausser ses policiers de bottes claquant sur les pavés pour qu’on puisse filmer, dans sa (désormais) paisible bourgade, des scènes d’état de siège en décor naturel…

Hold-up catho

C’est l’ancienne Pravda de l’Evêché de Namur (Vers l’Avenir), ainsi que Le Point qui l’écrit : beaucoup d’écoles cathos volent de l’argent aux parents sous prétexte qu’elles tirent le diable par la queue (façon de parler, bien sûr). Les « frais de photocopies » (exigés à l’avance !) sont démesurés. Toujours selon VA, l’Institut Sainte-Marie de Namur escroque chaque élève de 19 €. Sur l’ensemble des élèves, ça fait une somme rondelette pour laquelle certains se retrouveraient en correctionnelle… L’élève dont les parents n’ont pas payé les 121 € réclamés en préambule à la rentrée scolaire se voit privé de journal de classe : très pédagogique, bravo ! Alors qu’elles sont toutes logées (légalement) à la même enseigne, les écoles libres sont – c’est pas un scoop – globalement plus chères que les écoles officielles. Plus besoin bientôt de « queues Arena » ou de « loteries Dupont » pour les écoles prisées (et privées) : la simple crainte de devoir casquer en détournera tous ceux qui doivent se serrer la ceinture (et, comme ils sont de plus en plus nombreux, il n’y aura bientôt plus pléthore dans les boites huppées qui resteront la chasse gardée des propriétaires de 44 sans devoir sélectionner).

Le bulletin parlementaire du PS : 36 %!

Avec une moyenne plafonnant à 36 % selon notre jury, le bulletin des socialistes est peu digne d’une équipe de professionnels. À trop vouloir faire des élus des moutons, le parti risque de se faire piquer sa petite laine!

Thierry Giet (9/10): Le Liégeois travaille discrètement, négocie discrètement, est très discret en campagne. Mais son travail parlementaire est saisissant!

Qualité: Compétence

Défaut: Trop pragmatique et pas assez politique

Camille Dieu (7/10): Sa compétence et son assiduité sur les dossiers qui lui tiennent à coeur (service public) font de l’ex-syndicaliste une mandataire crédible.

Qualité: Connaissance des dossiers

Défaut: Plus proche du président que du PS

– Patrick Moriau (7/10): Le PS compte très peu d’hommes libres et compétents. Le bourgmestre de Chapelle-lez-Herlaymont assure et assume!

Aujourd’hui décédé, nos sincères hommages

Qualité: Le coeur

Défaut: Gauche old school

– Talbia Belhouari (6,5/10): La petite protégée de FlupkeMoustache,trop discrète sur sa législature, a tout de même fait preuve d’une présence assidue aux assemblées,chose rarissime dans son clan!

Qualité: L’honnêteté à l’état pur

Défaut: Plus mouton que bergère

– Mohammed Boukourna (6,5/10): Le dernier député ouvrier est recalé. Il fallait aimer les homos! Il laissera ses voix, en partant, à Gaston.

Qualité: Un homme du peuple, un vrai

Défaut: Cancre du PS Love

– Véronique Ghenne (6/10): Un bon travail, une réelle volonté, il lui manque juste un peu de planches et demain, elle sera présente partout. La suppléante de Fla-Fla est l’avenir du PS en brabant wallon.

Qualité: Jeune, femme, compétente

Défaut: Manque d’assurance

– Alain Mathot (6/10): Plus socialiste que Liégeois, plus David Hasselhoffque Don Corleone, il lui reste à prouver qu’il est moins magouilleur que les autres.

Qualité: Plus subtil que le père

Défaut: Moins utile que le père

– Bruno Van Grootenbrulle (6/10): Populaire et sympa, la mayeur d’Ath traite quelques dossiers, mais pas trop quand même!

Qualité: Un socialiste comme on les aime à la campagne

Défaut: Refuse les combats

– Colette Burgeon (5/10): La soeur du plus célèbre touriste coréen est une dame d’appareil sans éclat, mais qui fait nombre. Se situant entre passé et présent, elle n’incarne pas la rénovation, et représente donc l’avenir du PS.

Qualité: Sa présence

Défaut: Son immobilisme

– Jean-Marc Delizée (5/10): Le Couvinois ne récolte pas les fruits électoraux de son travail. Mais il sera, un jour, récompensé, pour ses efforts.

Qualité: Connaissance de ses dossiers

Défaut: Ne sera jamais que l’ombre de Claude Eerdekens

– Valérie Deom (5/10): La Namuroise aura réussi à ne pas se mouiller à l’ambiance de son USC. Une valeur sûre par défaut.

Qualité: Gentille femme de Namur

Défaut: De Namur, trop gentille, et femme

– Karine Lalieux (4,99/10): Boulot, relations, boulot, compétences, boulot, coups de coudes, boulot… La relève du PS bruxellois, quitte à tuer les autres…

Qualité: Très compétente

Défaut: Trop ambitieuse

– Jean-Pol Henry (4/10): Aussi compétent que peu actif, le carolo préfère la vie aux emmerdes.

Qualité: Grande intelligence

Défaut: Grande fainéantise

– Jean-Claude Maene (4/10): Le miraculé de Beauraing fait avancer ses dossiers, sans plus.

Qualité: Connaît les problèmes des siens

Défaut: Ne connaît pas les problèmes des autres

– Eric Massin (4/10): Ex bon petit soldat du maréchal Van Cau, nouveau bon petit traître au service d’Elio, il aura réinventé la révolution carolo.

Qualité: Semble différent des autres

Défaut: Renégat et opportuniste

– Yvan Mayeur (4/10): Le prince des parvenus, le nombril des réseaux. Plus présent aux soirées Bobo que dans la rue (surtout en hiver), il représente le déni des valeurs socialistes, et incarne l’angoisse par rapport à l’avenir du socialisme bruxellois.

Qualité: Fait vivre la presse satirique

Défaut: Ne recrute pas encore dans les rédactions. Dommage, vu les avantages en nature…

– André Perpète (4/10): Comme son nom l’indique, il est plus doué pour parler foot ardennais que politique.

Qualité: Humain et bon vivant

Défaut: Ne pense pas assez à l’évolution des choses

– Annick Saudoyer (4/10): Peu passionnée, et encore moins passionnante!

Qualité: Gentille

Défaut: Sans vouloir être méchant, elle est effectivement gentille

– Marie-Claire Lambert (3,5/10): Bénie soit l’alternance imposée par le PS liégeois sur ses listes. Une affaire également pour le parti, qui gagne un joli bouton-poussoir pour les votes!

Qualité: Pousse bien sur le bouton

Défaut: A part ça…

– Jacques Chabot (3/10): Au pouvoir par accident, le Waremmien y est venu bien trop tard. L’époque de l’empire romain – du pain, du sexe et des jeux – aurait fait de l’homme un empereur.

Qualité: Bon vivant

Défaut: Obsédé

– André Fréderic (3/10): Archétype du socialo archaïque, c’est la politique des copains d’alors! Malgré un manque d’utilité publique, il sera toujours en place après le 10 juin.

Qualité: Son réseau d’amitié avec Michel Daerden

Défaut: Se croit au-dessus des lois

– Yvon Harmegnies (3/10): Malgré une existence parlementaire datant de 1981, il n’est connu que dans sa région douroise, et encore!

Qualité: La vitesse de croisière de son action

Défaut: L’inaction

– Sophie Pécriaux (2/10): Son seul gros dossier de la législature fut la conception d’un avenir libéral et bilingue à un enfant du Hainaut.

Qualité: Participe proactivement au rapprochement nord-sud

Défaut: Excitée par son contraire

– Danielle Van Lombeek-Jacobs (1/10): Aussi bien au fédéral que dans sa région, c’est l’incompétence à l’état pur! Une erreur de casting liégeois représentant déjà le passé.

Qualité: De longs cheveux bien propres

Défaut: N’a pas peur du vide

– Alisson De Clercq (0,5/10): Par son seul nom, et malgré un manque d’utilité digne d’un bilboquet, elle aura réussi à emmerder son président, son parti, son père, son parrain.

Qualité: A déjà un passé

Défaut: N’a plus d’avenir

Crésus Laloux est choqué

Le roi du kérosène et nouveau secrétaire d’Etat s’est dit « extrêmement choqué quon laccuse davoir menti » à propos de ses relations passées et douteuses avec la carte d’essence de la Ville de Namur. Par contre, il ne semble pas du tout choqué de n’avoir toujours ni cabinet, ni personnel, ni compétence, ni pratique de la deuxième langue nationale, ni chef de cabinet… puisqu’il touche déjà un salaire !

L’empereur du kérosène s’était plaint de son indigence auprès de son président de parti en lui réclamant un entretien (déjà promis) au plus tôt, qui avait été remis à lundi dernier. Entretemps, Fredo a été prié de passer ses vacances de Pâques à Spa, en immersion linguistique au Ceran. Promis, juré, Laloux ne se plaindra plus jamais de quoi que ce soit auprès d’Elio !

Les TEC bradés à la France

C’est l’histoire d’un apparatchik socialiste qui contrôle tout le secteur du transport routier public et privé en Région wallonne. Et vend les bijoux de famille à un holding français. Non sans intérêt…

Roi du cumul

Sa liste de mandats laisse pantois : rien que dans le domaine des transports routiers, Phlypo est administrateur général de la SRWT (Société régionale wallonne des Transports) et donc administrateur des cinq sociétés régionales d’exploitation des TEC, vice-président de l’UBTCUR (Union belge des transports en commun urbains et régionaux), membre du comité de direction et de gestion de l’UITP (Union internationale des Transports publics) et président d’Eurobus holding (voir infra). Hors route, il est aussi administrateur à la SOWAER (Société wallonne des Aéroports), au Port autonome de Liège et à Euro Liège TGV. Enfin, ce sympathique cumulard est aussi président de la SA Terranova(tri et recyclage de déchets) et, cerise sur le gâteau, échevin PS de la commune de Blégny, dont le bourgmestre est le très daerdenien Marc Bolland, fils de l’ancien gouverneur de la province de Liège. Ouf(ti) !

L’ayatollah de Blégny

Jean-Claude Phlypo est surtout connu – et craint – en principauté liégeoise : dernier chef cab d’André Cools, il a apparemment hérité de la morgue du Maître de Flémalle, « mais pas de son charisme », analyse un mandataire qui le côtoie souvent. Un autre ajoute : « Plus grossier que ça, on ne saurait pas, par exemple en matière d’humour trivial ». Celui qu’on surnomme « L’ayatollah Khomeiny » est réputé pour sa très grande maîtrise des dossiers mais aussi pour son manque d’ouverture, notamment au dialogue. Certains se souviennent de l’avoir vu, en direct sur Mise au point en 2001, engueuler copieusement et en toute impunité un ponte de la FGTB. Aux conseils d’administration des TEC, même topo avec les délégués syndicaux ou les opposants : quand ils mouftent, l’insulte n’est jamais loin. Un vrai socialiste old school

Syndrome Sotegec

Jean-Claude Phlypo est donc administrateur général de la para-régionale SRWT (faîtière des TEC), et président d’Eurobus holding, leader privé du marché belge des transports par bus qui réalise 62% de son activité (chiffre d’affaires de 109 millions d’€) en… louant ses bus aux TEC et à De Lijn, dont il est le premier prestataire de services ! Cerise sur le gâteau, Jean-Claude ramasse les liards des deux côtés. En 2005, le périodique Solidaire estimait son salaire mensuel net à plus de 23 000 €, dont annuellement 300 000 à la SRWT et 200 000 chez Eurobus. Ce dernier chiffre est contesté par Marc Renouprez, ex-associé du bureau de révisorat de… Michel Daerden et s’exprimant pour le groupe Eurobus : « C’est tout à fait faux, il gagne beaucoup, beaucoup moins ». Ce n’est évidemment pas Isabelle Mewissen, directrice des TEC Liège-Verviers, qui va s’en émouvoir : elle est madame Phlypo à la ville…

Le jackpot Keolis

Eurobus a un homologue outre-Quiévrain : Keolis, filiale à 45,5% de la SNCF et premier opérateur privé de transport public en France, qui emploie plus de 30 000 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 2,6 milliards d’€. Le 14 janvier dernier, Keolis se rendait propriétaire du pôle flamand d’Eurobus (devenu Keolis Vlaanderen) et de 71% des actions d’Eurobus holding en Wallonie et à Bruxelles, avec option pour le rachat des 29% restants, toujours entre les mains de la SRWT. Par ce rachat, Keolis devient aussi premier opérateur privé de transport public en… Belgique ! Le ministre de tutelle, André Antoine, n’a rien vu venir. D’autant que la reprise n’apparaissait pas vraiment comme une affaire juteuse : on parlait même d’une prochaine introduction en bourse d’Eurobus ! A ce propos, Marc Renouprez explique que « dans toute entreprise qui se développe, la question d’une introduction en bourse se pose à un moment. Mais ça n’a pas dépassé le stade de l’étude ». Soit, désormais donc, les marges bénéficiaires dégagées sur le ticket de TEC payé par les utilisateurs – qui n’ont pas vraiment des salaires comparables à celui de Monsieur Phlypo – vont voler directement dans la caisse d’une boîte privée française ! Et qui épongera l’éventuel déficit des TEC en fin d’année ? Le sous-traitant Keolis ? Que nenni : le contribuable wallon !

Un rachat complice

Le rachat par Keolis n’a rien d’une OPA, que du contraire. Si Phlypo a laissé la France s’emparer de la majorité du transport public routier de Belgique, c’est en parfaite intelligence – il aurait d’ailleurs pris connaissance (et piqué les idées) de l’étude de marché réalisée par Keolis. Proche de la retraite, Jean-Claude pourra bientôt dire au revoir à ses mandats publics. Certains le soupçonnent de viser un poste de direction au sein de Keolis. Et s’interrogent : au moment où le nouveau leader européen, profitant de son option et poussé par les réglementations européennes, achètera les 29% restants, Jean-Claude ne risquerait-il pas de faire passer ses intérêts privés avant ceux de la SRWT pour laquelle il négociera en première ligne ? « Vendra-t-il les actions de la SRWT à bas prix contre un salaire bien juteux ? », résume ce spécialiste des transports…

Comment prévenir ce risque ? Dans l’entourage de Phlypo, on assure que « pour tuer la bête, il faut tuer ceux qui refusent de la chasser ». Chaud devant !18